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#PortraitDeStartuper – Invox – Guilhem Bertholet

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Invox est une agence (avec un petit côté startup) de Content Marketing et de Marketing Automation. Notre métier, c’est d’aider des entreprises, principalement B2B, à prendre la parole avec de « bons contenus » (c’est-à-dire pas publirédac ou autopromo, mais qui apportent vraiment quelque chose) : articles de blog, newsletters, infographies, livres blancs, conférences, webinars, vidéos pédagogies, cas clients… L’idée derrière ces contenus, c’est qu’ils vont apporter du trafic qualifié, permettre d’en convertir une partie en leads, rendre possible le fait d’avoir une relation régulière et long terme (le nurturing) et finalement aider à développer les ventes.

Pourquoi ce choix de produit / service ?
J’avais monté une startup juste avant Invox, qui s’appelait WeLoveSaas. On faisait un logiciel permettant aux entreprises d’avoir leur « AppStore interne de logiciels SaaS ». On s’est totalement planté sur le logiciel, mais notre blog, lui, avec plus de 700 articles tests de logiciels, a été monétisé et a généré du trafic. Quand on a arrêté, quelques éditeurs m’ont demandé de faire leurs contenus, puis on a complété nos offres petit à petit, au gré des demandes, de ce qu’on a imaginé, et des arrivées dans l’équipe (24 en 3 ans…).

Et puis, pour avoir blogué sans discontinuer depuis 1999… ce devait être inscrit que je ferais quelque chose dans le contenu !

Quels sont vos ambitions, vos objectifs pour votre entreprise ?
On se voit bien continuer à grandir. Après 75% de croissance en 2016, on vise la même chose en 2017 et encore pareil ensuite. On est vraiment dans une logique de Test & Learn, d’inventer des choses pour (et avec) nos clients, de chercher à toujours rester créatif. Du coup c’est crevant, parce qu’on ne se repose jamais trop sur des acquis, mais on se crée plein d’opportunités, de rencontres, etc. Le plan pour l’instant (c’est bien d’avoir un cap), c’est d’être indépendant encore en 2020 et d’être une centaine de personnes.

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Sponsors du blog
Paris&Co      julie desk
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Comment vous décririez-vous en tant qu’entrepreneur ?
Je dois être très pénible 🙂

Je suis vraiment dans le « sentir qu’un truc arrive et est important, de le comprendre, de mettre en place des choses concrètes pour le tester une ou deux fois, apprendre de cela et ensuite d’aider d’autres personnes à le faire en staffant des équipes et en leur donnant juste ce qu’il faut pour qu’ils puissent continuer à tester des choses ».

Bizarrement, je suis très patient comme garçon, même si je suis frustré quand les choses prennent du temps.

J’ai probablement aussi résolu mes problèmes d’égo (ou de mégalo) qui me suivaient quand j’étais plus jeune et que c’était mes premières boites, maintenant je sais que le succès prend du temps, qu’il est collectif, et que ce ne sont pas les business les plus sexy ou grand public qui sont en fait les plus intéressants…

Quelle est votre formation initiale ?
J’ai fait bac ES, prépa HEC, EmLyon. Du très classique, mais je suis quand même content d’être (je crois que c’est toujours le cas) le second étudiant à l’EM dans le classement de « la plus longue scolarité », juste derrière Gwendal Peizerat (qui lui a été champion Olympique, bon). Tout ça parce que j’ai monté une boite au milieu :).

Qu’est-ce qui vous passionne ?
J’aurais dit évidemment la création il y a quelques temps. Maintenant, je crois que ce n’est pas une passion, plutôt un mode de vie, et un métier. Et c’est très bien ainsi, je ne me vois vraiment pas faire autre chose mais finalement j’ai une relation plus raisonnée (et distanciée) à cela. Si je ne devais garder qu’une passion, ce serait la cuisine, sans doute. Avec un bon verre de Bourgogne ou de Côte du Rhône.

Quel a été votre parcours d’entrepreneur ?
J’ai fait tous mes stages avec des entrepreneurs, puis monté ma première boite (Methodia, dans les cours particuliers) pendant mes études. J’ai monté une boite de comm’ par la BD ensuite avec mon pote Sylvain Tillon (on est actionnaire de toutes nos boites de manière réciproque depuis), j’ai créé puis dirigé l’incubateur HEC (3 ans, 100 startups accompagnées), lancé une BD sur la création d’entreprise, co-créé les ApéroEntrepreneurs (aujourd’hui connus aussi sous le nom DrinkEntrepreneurs), co-fondé la Cuisine du Web et BlendWebMix, lancé et planté WeLoveSaas, et enfin créé Invox. J’ai aussi quelques parts dans quelques startups et continue d’en accompagner / coacher certaines.

Depuis quand êtes-vous entrepreneur ?
J’ai vendu des couteaux à cran d’arrêt et loué des « bouquins de charme » au collège, je crois que tout commence là (mais je ne suis pas sûr que ça compte).

Si on remonte plus loin, j’allais faire des brocantes avec mon père, que ce soit pour marchander en achetant ou tenir le stand et vendre des trucs. Ce sont de super souvenirs. Et mon père était, même si dans un cadre presque fonctionnaire, un créateur de plein de concepts et d’offres.

Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette aventure ?
Honnêtement, il y a des moments difficiles, il faut se battre pour aller chercher du business, c’est vraiment du travail et de la dépense physique et morale.

Mais on ne retient pas ça. Le plus dur, ce sont les blessures perso, quand par exemple on laisse un projet et des désaccords quotidiens « bouffer » une amitié, comme ça m’est arrivé. Il faut protéger son entourage.

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès pour réussir dans l’entrepreunariat ?
De bosser et d’aimer comprendre vraiment les gens.

Quel mode de financement avez-vous retenu pour lancer votre société ?
Sur Invox, la croissance est financée par nos clients. C’est toujours le mieux, peut-être que l’on aura besoin d’aller lever de l’argent d’une manière ou d’une autre, mais on est très fiers d’avoir mis 4000 euros de capital et d’être monté là où l’on est aujourd’hui sans autres financements que les factures payées par nos clients.

S’il n’y en avait qu’un, quels serait le point d’attention à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans l’aventure startup ?
L’association. Il faut entretenir la flamme, la communication, s’aligner sur les objectifs régulièrement, crever les petites bulles de frustrations quotidiennes.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui voudrait lancer sa propre startup ?
Allez ! go !

Et n’écoutez pas les conseils qu’on vous donne en mode « fais-ci, fais-ça ». N’écoutez que les gens qui vous expliquent ce qui n’a pas marché pour eux.

Site internet
http://invox.fr

Linkedin
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Twitter
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Découvrez le livre : Portraits de startupers – édition 2017
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#PortraitDeStartuper #33 – Invox – Guilhem Bertholet – par Sébastien Bourguignon
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Rappel des précédents portraits :

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#PortraitDeStartuper #29 – Altagile – Marion Pageot – par Sébastien Bourguignon
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#PortraitDeStartuper #30 – Yemanja – Marie Vaillant – Xavier du Tertre – Quentin Audrain – par Sébastien Bourguignon
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#PortraitDeStartuper #31 – Arts Design Africa – Julie Abisségué – Justine Balsan – par Sébastien Bourguignon
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#PortraitDeStartuper #32 – Photosol – David Guinard – par Sébastien Bourguignon
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