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#PortraitDeStartuper – Kantox – Philippe Gelis

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Kantox développe des solutions de gestion du change pour les entreprises. En d’autres termes, nous offrons aux PMEs et ETIs des outils pour gérer le risque de change, réaliser des transactions en devises ou des paiements internationaux de manière massive. Notre valeur ajoutée est donc fondamentalement axée sur les technologies que nous développons mais nous avons également une approche très différente des banques dans la mesure où nos tarifs sont complètement transparents et jusqu’à 10 fois inférieurs aux leurs.

Pourquoi ce choix de produit / service ?
Tout simplement parce que les solutions de gestion du change n’existaient jusqu’à présent que pour les grands groupes. Et encore, il s’agissait d’une gamme de solutions qu’il fallait assembler à la manière d’un puzzle avec toutes les complications et les coûts exorbitants que cela impliquait. Les PMEs et les ETIs étaient complètement démunies, elles utilisaient les plateformes archaïques des banques en ligne, il y avait donc une place à prendre.

Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre entreprise ?
Nous sommes sur un segment très porteur et sur lequel les banques n’ont pas l’agilité et la flexibilité nécessaire pour développer des solutions similaires. Nous sommes le leader et il n’y a aucun acteur similaire à Kantox aux US. Nous avons donc forcément une ambition de leadership global. Pour l’instant nous nous renforçons en Europe mais nous ne tarderons pas à nous développer globalement.

Comment vous décririez-vous en tant qu’entrepreneur ?
Voilà une question compliquée. Pour faire simple et pour reprendre la déclaration d’un entrepreneur célèbre, je dirais que j’aime bien l’idée de faire partie du bateau pirate face à la Navy. En tous cas, je n’étais vraiment pas fait pour bosser dans un grand groupe, c’était la mort à petit feu assurée…

Quelle est votre formation initiale ?
Un pur produit du système Français : Bac ES, classe préparatoire au Lycée Ozenne puis Toulouse Business School. Je n’ai pas été très innovant de ce côté-là !

Qu’est-ce qui vous passionne ?
La gastronomie et le vin. Je viens des Corbières, ma famille et beaucoup de mes amis sont dans le vin, je suis donc tombé dedans quand j’étais petit. J’avais d’ailleurs relancé l’association d’œnologie  de Toulouse Business School avec un groupe d’amis. Barcelone, le meilleur endroit pour vivre en Europe… peut-être même dans le monde. Et foutre le bordel dans le secteur bancaire.

Quel a été votre parcours d’entrepreneur ? Depuis quand êtes-vous entrepreneur ?
D’une certaine manière je suis entrepreneur depuis toujours. Je voulais être pompier, policier, cosmonaute, batman ou superman jusqu’à environ 10 ans, ensuite j’ai voulu devenir entrepreneur. Être joueur de foot ou star de cinéma j’ai toujours trouvé ça naze 😉

J’avais fait une tentative rapidement avortée une fois diplômé, c’était en 2003, dans le textile. Après ça je suis parti dans le conseil mais en sachant très bien que je retenterais ma chance plus tard. Je dévorais la presse spécialisée et les bio d’entrepreneurs depuis que j’avais 18 ans, il était donc impensable de rester sur ce premier échec. Je ne voulais pas décevoir le petit garçon qui avait rêvé un jour d’être entrepreneur.

Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette aventure ?
Soyons honnête, la tech / Web c’est extrêmement compliqué, surtout pour les profils commerciaux comme moi. Il faut une idée, une team, de l’ambition, des financements, un bon timing, de la chance. C’est un mix très difficile à mettre en place. Mais au final c’est toujours une question de persévérance, les difficultés on fini toujours par les surmonter même s’il peut y avoir des échecs par moment.

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès pour réussir dans l’entreprenariat ?
Il y en a 3 indispensables : ambition, prise de risque et persévérance. Comme dit Macron, la Tech c’est un business de rockstars, il y a beaucoup de prétendants et peu d’élus, il faut donc de l’ambition, penser grand dès le début. Il faut être prêt à prendre des risques, à galérer et à l’assumer. Pendant que les copains touchent de bons salaires dans des grands groupes on doit être prêt à avoir une vie lean, à avoir des fins de mois difficile et peu de visibilité sur l’avenir. C’est quelque chose que beaucoup n’acceptent pas, ils ont un problème avec l’image que cela renvoi d’eux-mêmes.

Quel mode de financement avez-vous retenu pour lancer votre société ?
Au départ on a fait les fonds de tiroir avec les amis, les connaissances et la famille plus quelques business angels. On a levé 150K EUR. On a ensuite fait une levée seed avec un petit fond espagnol avant de passer à l’étape supérieure avec Partech Ventures et IDinvest Partners pour les Series A et B. Au total on a levé près de 20M EUR.

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans l’aventure startup ?
Ne  vous focalisez pas sur les levées de fonds et sur votre valorisation. Pensez clients et traction.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui voudrait lancer sa propre startup ?
Persévérance, persévérance et persévérance. Ne soyez pas focalisé sur l’argent et le succès à court terme. Construisez un business solide à long terme.

Site internet :
http://kantox.com/fr
http://blog.kantox.com/

LinkedIn :
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Twitter :
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#PortraitDeStartuper #21 – Kantox – Philippe Gelis – par Sébastien Bourguignon
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Rappel des précédents portraits :
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#PortraitDeStartuper #20 – Netatmo – Fred Potter – par Sébastien Bourguignon
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#PortraitDeStartuper #19 – Sir Cookie – Aurélien Aubert – par Sébastien Bourguignon
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#PortraitDeStartuper #18 – SquadRunner – Brice Chapignac – par Sébastien Bourguignon
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Rappel Livre Blanc : 80 #PortraitDeStartuper
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