#PortraitDeStartuper – Crafty – Pierre-Antoine Roy @crafty_im @PierreAntROY #Startup #FrenchTech

#PortraitDeStartuper – Crafty – Pierre-Antoine Roy

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Crafty est une jeune startup de la HR Tech française qui vient de fêter ses trois ans. Notre vision est née d’un constat : les entreprises ne connaissent pas leurs collaborateurs ! Dans le même temps, les métiers évoluent très vite et de nouvelles compétences apparaissent rapidement. Pour autant, je suis persuadé que les personnes qui auront ces compétences et qui feront ces métiers demain, sont déjà dans l’entreprise. Notre mission est précisément d’accompagner nos clients sur la détection de ces compétences et d’accélérer leurs enjeux de transformation : mobilité interne, knowledge management, formation, peer to peer learning, …

Très concrètement, nous éditons une application SaaS qui détecte les compétences des collaborateurs afin d’anticiper les carrières de demain.

Pourquoi ce choix de produit / service ?
J’aime bien cette image d’une mêlée au rugby. Si chacun est à son « bon poste » , l’équipe sera efficace et se donne toutes les chances pour gagner le match !

En entreprise, c’est un véritable défi que de s’assurer que chaque personne est au meilleur poste que l’entreprise puisse lui offrir. Cela ne veut pas dire que chacun doit prendre le poste de son manager ou avoir une promotion. Bien au contraire, les questions à se poser sont : « Où en suis-je dans ma carrière ? Quelles sont les prochaines étapes ? Quelles formations puis-je faire ? Quelle trajectoire pour ma carrière ? ». Et l’entreprise a une forte responsabilité dans les réponses à ces questions. C’est notamment pour cela que l’expérience collaborateur connait un tel essor ces dernières années.

Quels sont vos ambitions, vos objectifs pour votre entreprise ?
Depuis la création de l’entreprise, nous évoluons dans un écosystème entrepreneurial extrêmement dynamique. En 2017, nous sommes passés par le programme d’accélération de NUMA qui nous a clairement permit d’amorcer notre croissance. Depuis l’été 2017, nous avons rejoint le Founders Program de Xavier Niel au sein de Station F. Nous avons maintenant nos propres locaux dans le Sentier.

Avec mon associé, Emmanuel, notre ambition pour Crafty est de participer activement à la transformation RH des entreprises. Mais pas que, nous observons déjà chez nos premiers clients que nous avons un impact côté business et c’est bon signe. Cela veut dire que les préoccupations RH des entreprises passent d’un « nice to have » à un « must have ». C’est très excitant de s’attaquer à un marché qui se structure et notre objectif est de devenir un acteur référent.

Comment vous décririez-vous en tant qu’entrepreneur ?
Je dirai que je suis à l’écoute, non seulement de mes clients/prospects mais également de mes équipes. On apprend beaucoup des autres et tout seul on ne déplacera pas des montagnes. L’humilité est essentielle lorsqu’on est entrepreneur et je crois que l’on n’est jamais arrivé. J’aime bien cette phrase : « si vous êtes la personne la plus intelligente dans la pièce, vous n’êtes pas dans la bonne pièce ». Je crois que mon goût du challenge vient compléter mon profil d’entrepreneur.

Quelle est votre formation initiale ?
Je suis ingénieur (HEI 2012).

Qu’est-ce qui vous passionne ?
Je suis passionné par l’humain, la technologie et la rencontre des deux. Dans notre secteur, c’est passionnant d’observer comment la technologie peut/doit servir l’humain. On me demande souvent si Crafty va fonctionner parce qu’on va mettre de l’IA. J’aime bien répondre que ça va fonctionner précisément parce qu’on ne mettra pas d’IA. Ceci étant dit, je dois vous avouer que nous avons des briques d’IA dans Crafty, de prédiction de compétences notamment. Il me semble essentiel de répondre à un enjeu métier (certes en utilisant une technologie) plutôt que de vouloir réaliser une prouesse technologique. La différence est de taille et le sujet passionnant.

Quel a été votre parcours d’entrepreneur ?
J’ai eu l’occasion de partir 13 mois en mission humanitaire avec mon épouse, juste après notre mariage. Nous sommes partis avec l’ONG française Enfants du Mékong aux Philippines. Dans cette aventure, nous étions relativement livrés à nous-même et je crois qu’à ce moment-là j’ai commencé à percevoir mon gout pour l’entrepreneuriat : prendre des décisions pragmatiques sur le terrain, se remettre en question, allez de l’avant et imaginez une solution au problème quotidien… tant de situations qui vous donnent envie de vous lever le matin.

De retour en France, j’ai travaillé dans une ESN dans le secteur bancaire : Margo. Cette expérience a développé mon ADN commercial qui a été un socle important dans le démarrage de Crafty. Je crois que j’avais le virus de l’entrepreneuriat depuis un moment et qu’il fallait bien que ça se déclare… J’ai envisagé de me lancer dans l’intrapreneuriat comme première étape mais l’opportunité de s’est pas présentée.

Depuis quand êtes-vous entrepreneur ?
Crafty est la première entreprise que j’ai lancé donc mon parcours entrepreneurial a démarré il y a trois ans. Le temps passe vite.

Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette aventure ?
Les difficultés sont multiples et il faut mener plusieurs sujets de front. J’ai eu l’occasion d’être mentoré par John Chambers (Chairman/CEO de Cisco) sur le rôle du CEO dans une startup. Cela m’a donné beaucoup d’énergie et de clefs pour surmonter les défis de Crafty. Notamment, piloter trois aspects : people – product – profit et dans cet ordre-là. People, est-ce que chacun est à sa bonne place, quels profils devons-nous recruter ? Product, quel usage mes clients ont-ils de notre produit ? Comment l’améliorer ? Et enfin Profit, quelle est ma cash position, mon cash burn, mon forecast de chiffre d’affaire ? Cette itération-là me permet d’identifier très vite les problèmes qu’une jeune entreprise rencontre. Et donc d’y répondre au mieux.

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès pour réussir dans l’entreprenariat ?
Selon moi, pour réussir dans l’entrepreneuriat, il faut savoir s’entourer des bonnes personnes. Cela peut paraître évident sur le recrutement de collaborateurs et c’est clef dans le succès d’une jeune entreprise. Par ailleurs, il existe d’autres moyens pour s’entourer de talents. Pour ma part, nous avons choisi de lever notre premier tour de table avec des business angels qui sont pour certains des professionnels RH et d’autres avec des compétences complémentaires. Nous avons mis en place un Advisory Board trimestriel afin de les solliciter efficacement.

Quel mode de financement avez-vous retenu pour lancer votre société ?
Tout d’abord, les associés fondateurs ont investi à la création de Crafty. Puis nous avons été financés par WILCO et Réseau Entreprendre. Nous avons ensuite levé de l’argent auprès de Business Angels. Enfin, la BPI nous a accordé un prêt.

Le meilleur moyen de financer la croissance d’une société reste bien sûr d’avoir des clients.

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans l’aventure startup ?
S’il n’y en avait qu’un, je dirais l’équipe. Parce qu’on peut pivoter de business model, on peut développer son produit, changer plein de paramètres. L’équipe fondatrice pose les fondements de la startup.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui voudrait lancer sa propre startup ?
En France, l’écosystème est incroyable, nous avons passé 2 ans à Station F en phase d’amorçage et c’est un des endroits qui favorise cela.

Alors si tu veux lancer ta propre startup… Vas-y, fonce !

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#PortraitDeStartuper #1 – Crafty – Pierre-Antoine Roy par Sébastien Bourguignon
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