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#PortraitDeStartuper – DreamQuark – Nicolas Meric

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Je dirais que DreamQuark est une entreprise tournée vers l’avenir et en même temps qui cherche à résoudre les problèmes de ses clients à l’instant présent. Ce qui nous intéresse véritablement chez DreamQuark, c’est d’avoir un impact le plus positif possible pour nos clients et d’être un partenaire stratégique de long terme qui s’intéresse véritablement à l’apport que nous pouvons avoir à leur égard. Nous ne sommes pas une entreprise B2C et nous ne le seront probablement jamais mais au travers nos développements, nous cherchons à faciliter la vie du bénéficiaire final qui peut être un client ou un patient. Nous avons pour cela placé la recherche au cœur de notre stratégie et nous cherchons à proposer aujourd’hui les solutions de demain. Nous sommes une entreprise verticalisée qui maîtrise toute la chaîne de développement de ses produits connaît très bien les problématiques de ses clients et en même temps sait très bien faire ce qu’ils ne seraient pas en mesure de faire. Nous avons très tôt perçu que l’intelligence artificielle offrirait un avantage majeur et que les développements autour du deep-learning permettrait de créer des solutions que nous ne faisions qu’imaginer il y a quelques années. Nous avons donc décidé de développer ces technologies et de ne pas seulement être un utilisateur ce qui ne donne pas d’avantage de long terme. En parallèle, nous cherchons à résoudre des problèmes majeurs que nos clients peuvent avoir et alors que les données sont aujourd’hui un moyen d’identifier et de résoudre pas mal de problèmes en permettant de développer des outils intelligents qui « augmentent » l’être humain, nous avons choisi d’être le liant entre les problématiques métier et le développement de ces nouvelles technologies. Nous sommes en cela assez à l’encontre des pratiques du marché, qui consistent d’un côté à fournir des briques technologiques, soit des briques métiers mais en utilisant des développements déjà réalisés soit pour beaucoup d’entreprises de fournir des solutions génériques en se disant qu’après tout on peut tout faire avec ces technologies émergentes. Nous pensons de notre côté qu’on ne peut pas tout faire et que nous apportons une valeur supérieure en allant au cœur des choses à la fois du point de vue métier et du point de vue technologique. Donc nous faisons assez peu de choses, sommes sur des marchés ciblés mais cherchons à le faire très bien.

Pourquoi ce choix de produit / service ?
C’est un mélange d’histoire et d’opportunités et d’un peu d’opportunisme donc. J’ai fait une thèse en physique des particules et durant cette thèse j’ai commencé à m’intéresser à ces technologies de deep-learning pour résoudre des problèmes que je rencontrais. Je me suis posé pas mal de questions quant à la possibilité de mieux les utiliser et de rendre ces approches plus efficaces. Dès 2012, j’envisageais de monter une entreprise pour utiliser et commercialiser ces technologies. J’ai commencé à m’intéresser aux applications en santé de ces technologies. Il était assez compliqué de trouver des fonds et j’ai donc cherché d’autres moyens de financer le projet, notamment au travers du conseil. C’est le secteur de l’assurance qui s’est montré le premier intéressé et j’ai donc poursuivi dans ce secteur. Notre entrée dans l’incubateur d’AXA Global Direct a confirmé le potentiel et les choses se sont accélérées par notre entrée successive dans les accélérateurs de Deloitte puis d’Allianz. Aujourd’hui le produit de DreamQuark reflète ce parcours et nos envies. Nous fournissons avant tout une plateforme pour la santé, l’assurance et la finance digitale qui s’appuie sur la donnée et fournit une approche automatisée d’analyse et de construction de modèles autour de nos algorithmes. Nous nous appuyons sur cette plateforme pour proposer des solutions métiers qui adressent les enjeux de nos clients avec à terme l’idée que celle-ci sera complètement clé en main et répondra parfaitement aux attentes de notre cible. Nous travaillons avec eux en ce sens.

Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre entreprise ?
Nous avons de grandes ambitions. Des ambitions de court, moyen et long terme. Nous visons bien entendu depuis le début l’international même si nous voulons être très solide avant tout en France. Ensuite bien entendu nous souhaitons devenir le leader sur nos marchés cibles mais ce qui nous tient le plus à cœur c’est que nos clients soient heureux d’utiliser nos solutions, les recommandent parce qu’elles résolvent véritablement leurs problèmes. C’est notre objectif premier et le reste découlera de notre état d’esprit et de ce succès. Si je devais donner des chiffres, je dirais qu’à court terme, nous cherchons à ce que 100 clients utilisent nos technologies et les recommandent, à moyen terme que nous soyons implanter dans une quinzaine de pays. Sinon à long terme bien sur nous souhaitons que nos algorithmes combinés donnent naissance à une véritable intelligence artificielle mais c’est pour le moment un peu de la science-fiction.

Comment vous décririez-vous en tant qu’entrepreneur ?
On a généralement une idée assez fausse de qui nous sommes vraiment, on a généralement tendance à exagérer certains traits et à passer sur pas mal d’autres. Je dirais que je suis plutôt un entrepreneur technophile qui aime prendre des risques et qui aime les défis, plutôt très bosseur, persévérant. Quand je crois à ce que je fais, j’ai tendance à n’écouter que moi (et si j’avais écouté pas mal de personnes, j’aurais certainement arrêté.). Néanmoins j’ai tendance à chercher à m’entourer de personnes expérimentées qui auront un point de vue contradictoire lorsque ce sera nécessaire et je cherche leurs conseils. Je vais généralement au bout des choses et je cherche à faire les choses en profondeur avec rigueur. Je sais ce que j’aime et ce que je n’aime pas ce qui aide beaucoup et ai mon propre système de valeurs auxquelles je ne déroge pas. Après je ne suis pas toujours facile et j’ai tendance à être un peu trop ambitieux et à en demander beaucoup mais j’en demande aussi beaucoup à moi-même. Je n’aime pas ce qui est facile, ni le court terme. J’ai plutôt un bon relationnel, je suis plutôt réfléchi, je délègue plutôt mais suis assez têtu…

Quelle est votre formation initiale ?
Je suis passé par une classe prépa à Lille (Lycée Faidherbe) puis ai continué au magistère d’Orsay. J’ai finalement fait un doctorat en physique des particules théorique et expérimental après avoir fait un premier stage en Licence 3, puis le programme du CERN en Master.

Qu’est-ce qui vous passionne ?
Ce que je fais en ce moment avant tout et c’est pourquoi je le fais et je m’épanouis en le faisant. J’aime beaucoup la science, la technologie mais aussi l’économie et la stratégie. J’adore rencontrer de nouvelles personnes et surtout résoudre de grands problèmes. C’est un peu en voulant réunir tout ceci que j’ai créé DreamQuark. J’aime beaucoup construire et développer des projets. Je pense que c’est un peu pour ça que j’entreprends. Ensuite les personnes que je rencontre, vivre de nouvelles expériences, découvrir et échanger de nouvelles idées…

Quel a été votre parcours d’entrepreneur ? Depuis quand êtes-vous entrepreneur ?
Il a été court si on ne parle que de l’entreprise. J’ai créé DreamQuark en 2014, en mars. Je venais de finir ma thèse en septembre 2013. J’avais commencé à penser le projet au cours de ma thèse et j’ai sauté le pas le lendemain de l’obtention de mon diplôme. Pendant six mois j’ai testé mes idées, fait des tests, rencontré de nouvelles personnes qui ont commencé à m’accompagner. J’ai assez rapidement vendu l’idée au directeur d’une mutuelle française majeure ce qui a véritablement lancé DreamQuark. Ensuite j’ai recruté mes premiers employés en octobre 2014. C’est à peu près à cette période que nous avons rejoint un premier incubateur en assurance ce qui nous a permis de pousser nos idées. Nous avons commencé nos premiers développements internationaux en Novembre 2014 et avons depuis continuellement été tournés vers l’international même si nous développons avant tout l’activité en France qui est très demandeuse de ces nouvelles technologies. Nous venons de lancer avec plusieurs associés dont des personnes de DreamQuark une deuxième entreprise qui développe une solution de diagnostic en ophtalmologie complète pour accélérer dans un premier temps le diagnostic des maladies de la rétine en particulier les rétinopathies.

J’ai toujours entrepris et pris des risques. Quand je me suis lancé, ça n’a étonné personne ou presque. Mais je travaille vraiment à temps plein à mon compte depuis 2013, donc si c’est au sens strict depuis septembre 2013. Avant de me lancer, j’avais entrepris pas mal de projets associatifs, j’ai toujours aimé lancer des projets et faire en sorte qu’ils aboutissent même si tous n’ont pas abouti ou n’ont pas été repris.

Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette aventure ?
Je pense que la première doit avoir été assez souvent remontée, elle concerne l’accès au financement. Mais en même temps ça nous a obligé à nous poser les bonnes questions et à adopter des stratégies probablement plus efficaces. Et puis nous avons de fait adopter cette approche assez prospective des ventes nécessaire pour développer nos revenus. Je pense que ça nous a renforcé en même temps pour aller plus loin ensuite. Mais ce n’est jamais agréable de devoir revoir quelques ambitions à la baisse du fait du manque de financement. Nous avons fait plutôt de bons choix et notre positionnement a été clair depuis le début ce qui nous a fortement aidé. Ce que l’on fait est difficilement accessible au grand public et donc il nous a aussi fallu travailler sur le discours pour le rendre un peu moins scientifique. Ce sont des difficultés qui nous rendent plus fort aujourd’hui d’un côté. Et je pense que nous avons gagné en maturité grâce à cela.

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès pour réussir dans l’entreprenariat ?
Je dirais la persévérance avant tout mais ce n’est qu’un élément. Il faut une très bonne équipe qui soit en phase avec le projet. Il faut un bon produit, c’est à dire un produit qui se vende. Et finalement avoir une vraie stratégie de vente. Nous prospectons beaucoup, travaillons pour nous faire connaître de notre public, Je ne crois pas beaucoup sur notre marché aux revenus entrants, donc je passe beaucoup de mon temps à développer les ventes. Il n’y a pas qu’une recette et ça dépend de ce que l’on entend par réussite. C’est un ensemble de facteurs, un bon produit, sur un bon marché, une vraie stratégie de vente avec un bon business model, une bonne gestion des ressources et du temps passé à créer des liens forts au sein de l’équipe, éviter de trop se disperser, savoir dire non. Ce serait ma recette du succès, même s’il manque pas mal d’ingrédients là encore. Je reviendrai je l’espère dans plusieurs années avec.

Quel mode de financement avez-vous retenu pour lancer votre société ?
Il y a eu pas mal d’apport personnel, des prêts aussi. Avant tout ça a été aussi de la vente de missions de conseil en parallèle et puis un peu plus tard l’entrée de business angels. Maintenant nous passons à la phase VC pour accélérer maintenant que nous voyons la traction apparaître.

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans l’aventure startup ?
Le cash-flow (burn-rate, trésorerie). Tout doit partir de là. Une fois l’idée trouvée tout doit être fait pour que ça alimente la trésorerie et tout doit être mis en œuvre pour que l’argent rentre même s’il faut se fouetter pour cela. Si le brun rate est trop important c’est un problème surtout s’il n’y a pas d’investisseurs et même dans ce cas ça ne durera pas éternellement. Tout autre sujet est accessoire si le burn rate est trop grand, il faut le réduire par tous les moyens. De fait nous travaillons nos ventes et nous recherchons les financements externes en parallèle avec une préférence pour les ventes qui est le seul moyen pérenne d’avoir une trésorerie positive.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui voudrait lancer sa propre startup ?
Je lui dirais avant tout qu’il se lance. Mais il faut qu’il s’assure qu’il a mesuré les imprévus et les inconvénients. Il faut que son entourage le suive. Il faut qu’il ait un bon banquier, des bons conseils et qu’il teste réellement ses idées. Il ne faut pas créer l’entreprise trop tôt, avoir un œil sur sa trésorerie une fois celle-ci créée, rechercher les bons associés et les bonnes personnes à intégrer à l’entreprise. Ensuite être focalisé et mettre les moyens de ses ambitions. Je travaille beaucoup, j’ai la chance d’avoir un entourage qui me soutient, une équipe formidable, des bons conseils, je communique beaucoup et suis orienté vers mes clients et à leur écoute permanente car c’est ce qui permet de développer une entreprise pérenne.

Site internet :
http://www.dreamquark.com

LinkedIn :
https://fr.linkedin.com/in/nicolas-meric-1a29aa36

Twitter :
https://twitter.com/NicolasMeric1

 

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#PortraitDeStartuper #90 – DreamQuark – Nicolas Meric – par Sébastien Bourguignon
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Rappel des précédents portraits :
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#PortraitDeStartuper #89 – Muchroom – Edouard Duforest – par Sébastien Bourguignon
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#PortraitDeStartuper #88 – PayinTech – Bertrand Sylvestre – par Sébastien Bourguignon
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#PortraitDeStartuper #87 – Oulah – Franck Valayer – par Sébastien Bourguignon
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Rappel Livre Blanc : 80 #PortraitDeStartuper
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