#PortraitDeStartuper – Linka International – Natalia Fernandez #Startup #Entreprenariat @linka_int

#PortraitDeStartuper – Linka International – Natalia Fernandez

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Linka International est une agence-conseil en communication, marketing et relations publiques, spécialisée dans les forces émergentes. Les forces émergentes sont ces nouveaux acteurs du changement, ces nouveaux marchés et secteurs, des start-ups, des organismes publics, des entreprises privées qui se lancent dans des nouvelles façons de faire… ce sont ces acteurs économiques et sociaux qui basculent les règles du jeu existantes, qui veulent faire autrement et qui ont tous un besoin commun : ils doivent communiquer différemment pour pouvoir émerger, légitimer leur messages, devenir crédibles et mobiliser leurs cibles autour de leurs projets.

Nous les accompagnons dans la définition stratégique de leur identité, leur image et leurs messages et nous mettons en place des campagnes de communication et marketing sur le plan opérationnel, pour leur permettre de dialoguer avec leurs cibles de façon pertinente et efficace.

Pourquoi ce choix de produit / service ?
Parce que notre expérience nous a permis d’identifier un vrai besoin. Les agences « classiques » de communication, évènementiel, RP, marketing, digitale, ont pour la plupart un mode de fonctionnement conçu pour des clients qui connaissent très bien les règles de leur marché et qui ont des besoins très précis. Nous nous sommes aperçu qu’il y a souvent des communicants qui nécessitent un accompagnement approfondi pour aborder leurs nouveaux marchés. Nous avons voulu réfléchir à une approche qui favoriserais l’émergence de ces nouveaux acteurs dans le monde dans lequel on vit aujourd’hui. Un monde en plein de basculements, où l’on prend conscience de notre impact, où l’on veut consommer moins et mieux, où de nouvelles économies apparaissent, où les acteurs traditionnels sont souvent remis en question…

Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre entreprise ?
Nous voulons bien sûr grandir, former une équipe solide et solidaire et élargir notre portfolio de clients. Et surtout nous rendre utiles pour ceux qui ont de vraies choses intéressantes à proposer, mais qui n’ont pas toujours les moyens de se faire entendre.

Comment vous décririez-vous en tant qu’entrepreneur ?
Je pense que j’ai un coté rêveuse et un côté têtue… le coté rêveuse me donne suffisamment d’énergie et d’ambition pour oser prendre des risques, pour y croire, pour aller taper aux portes et convaincre les bonnes personnes de me soutenir. Le côté têtu m’aide à m’accrocher à mes idées et à y croire, à défendre mes arguments, à dépasser les obstacles, à ne pas baisser les bras face aux difficultés que l’on peut rencontrer.

Quelle est votre formation initiale ?
J’ai fait un bac + 5 en Communication et Relations des Entreprises à l’Université de Medellin, en Colombie, d’où je suis originaire. Puis j’ai fait un second bac +5 en Management et Marketing dans une école de commerce à Paris.

Qu’est-ce qui vous passionne ?
Bien que je n’aie pas fait beaucoup d’études en sociologie, c’est un sujet qui me passionne. J’adore observer les gens, leurs comportements, leurs interactions. J’adore essayer de comprendre « les petits histoires » qui ont influencé nos sociétés d’aujourd’hui. J’aime beaucoup analyser le comment du pourquoi des différences culturelles. Cela passe par aller à l’encontre de l’autre et par une remise en question de soi. Quand j’ai un peu de temps, cela m’arrive de disserter sur les tendances des populations de tel pays à agir de telle ou telle façon. J’écrirai tout cela un jour en le compilant pour voir ce qu’il pourra en ressortir. Pour l’instant, cela m’inspire et m’occupe bien le temps pendant mes longs trajets en avion.

Quel a été votre parcours d’entrepreneur ? Depuis quand êtes-vous entrepreneur ?
L’aventure Linka International a commencé en 2013. Le temps de murir l’idée, puis créer la société. Cela est allé très vite. Quelque part je crois que j’ai toujours su que je serai entrepreneuse. Fille des parents entrepreneurs, petite-fille d’un grand-père entrepreneur, je savais que mon parcours professionnel passerait par l’entreprenariat. Mes expériences comme salarié devaient simplement me préparer dans ce parcours, puis dès que je me sentais prête, il fallait me lancer. Cela fait partie de mon éducation.

Quand je devais choisir ce que j’allais étudier après le bac, je discutais beaucoup avec mes camarades qui se demandaient quels étaient les métiers les mieux payés. J’ai eu une conversation avec mes parents qui m’ont incité à choisir ce qui me plaisait réellement. J’ai donc décidé de faire des études de Communication. J’ai ensuite commencé à travailler dans ce métier, dans deux sociétés puis une agence. Après quelques années, j’ai eu envie d’évoluer, j’avais soif de faire mieux, d’aller plus loin. Cela faisait quelques temps que j’étais persuadée qu’il y avait quelque chose à faire, notamment avec les pays émergents, en termes d’offres de communication. J’ai réfléchi, en ai parlé autour de moi et quand c’est devenu une évidence, nous avons décidé de créer la société.

Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette aventure ?
Des difficultés on en rencontre tout le temps, certaines plus graves que d’autres. Dès lors que l’on est entrepreneur, on vit dans une sorte d’ascenseur émotionnel. Tout va très vite et on doit être sur tous les fronts. Dans une même journée on peut avoir la confirmation du contrat le plus important de l’année, puis la démission d’un collaborateur sur qui on comptait pour mettre en place ce contrat. Des situations où l’on ne sait pas si l’on doit en pleurer ou en rire. Rien que ça, c’est un peu difficile à gérer psychologiquement parlant. Réussir à faire la part de choses, rester rassurant vis-à-vis des clients et des collaborateurs, trouver rapidement des solutions et éviter de ramener le stress sur le plan personnel…

Sinon, les deux situations difficiles qui m’ont le plus marqué jusqu’ici : faire face à un concurrent déloyal beaucoup plus gros que moi, puis devoir me séparer d’un membre de mon équipe à qui je tenais mais qui n’était pas fait pour notre structure.

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès pour réussir dans l’entreprenariat ?
Il n’y a pas de formule magique pour réussir. Ce serait trop facile ! Chaque idée, chaque projet a besoin d’un certain nombre de facteurs pour se mettre en place, puis pour grandir. C’est à chaque entrepreneur de définir ses besoins qui ne sont pas du tout les mêmes d’un projet à un autre. Et il ne s’agit pas que de ressources matérielles, financières ou humaines, mais aussi de soutiens, de crédibilité, de recommandations… Une fois que tout est identifié, il faut commencer étape par étape à réunir ces ressources, sans perdre de vue l’objectif visé. Il y a vraiment un équilibre à trouver entre avancer assez vite, ne pas s’impatienter, ne pas s’éloigner du but et ne pas sauter les étapes.

Quel mode de financement avez-vous retenu pour lancer votre société ?
Nous avons décidé de nous financer sur fonds propres.

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans l’aventure startup ?
En tant qu’entrepreneur, il est fondamental de bien s’entourer. Tout seul, on ne peut pas y arriver. On a besoin de certaines compétences, de certains partenaires, d’un réseau et même de soutien personnel. C’est une question qu’il ne faut surtout pas prendre à la légère. Il faut savoir bien s’entourer et définir un cadre optimal pour l’entourage proche. Que ce soit pour un conseiller, un salarié, un associé ou un partenaire commercial, les relations humaines sont compliquées par nature, et je dirais que s’il y a le moindre doute au départ il vaut mieux laisser tomber.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui voudrait lancer sa propre startup ?
Avoir une bonne idée c’est facile, passer à l’acte est un peu plus compliqué. Si on est sûr d’avoir la bonne idée, il faut envisager le pire. Si ça ne marche pas, que se passe-t-il ? Quel est le risque réel ? Jusqu’où peut-on aller ? Ensuite il faut relativiser. Est-ce qu’un échec serait vraiment grave ? Quelles conséquences ? Une fois qu’on a répondu à tout cela, on doit finir par se rendre compte que même un échec peut être une bonne expérience et que l’on pourra toujours rebondir. Si on en arrive là, il faut juste oser passer le cap, sortir de la zone de confort et se lancer !

Site internet :
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#PortraitDeStartuper #69 – Linka International – Natalia Fernandez – par Sébastien Bourguignon
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Rappel des précédents portraits :
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#PortraitDeStartuper #68 – FacilitaTrip – Amaury Trémouille – par Sébastien Bourguignon
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#PortraitDeStartuper #67 – Brie et ses amis – Clarisse Teixeira – par Sébastien Bourguignon
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#PortraitDeStartuper #66 – Kidsplanner – Kevin Rainfray – par Sébastien Bourguignon
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Rappel Livre Blanc : 80 #PortraitDeStartuper
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