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#PortraitDeStartuper – dokBody – Laurène Corbière

Portrait réalisé avec le soutien de Paris Pionnières premier incubateur au féminin créé en 2005, et propose une offre complète d’accompagnement et d’hébergement en incubateur, pépinière et espace de co-working.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Il s’agit d’une startup dans le domaine de la santé, à l’origine de l’application dokBody : le premier service de recommandation et de partage de médecins, pharmacies et centres de soins.

Pourquoi ce choix de produit / service ?
La santé est une véritable préoccupation pour les Français. Une préoccupation qui nous a tous poussés un jour à poser cette fameuse question : « tu n’aurais pas un bon médecin à me recommander ? ».  C’est précisément à cette problématique que répond aujourd’hui dokBody.

Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre entreprise ?
Notre ambition est de faire de dokBody un leader en matière de recommandation et de partage de professionnels de santé. La force du modèle dokBody réside dans sa capacité à être « International Ready », à la fois en termes de besoins comme de technologie.

Comment vous décririez-vous en tant qu’entrepreneur ?
J’aime faire bouger les lignes, avancer, essayer, me tromper aussi, pour mieux apprendre, plus vite aussi. Et je sais qu’au fond de moi, que les choses marchent ou non, on en ressort toujours grandi. Nous avons la chance d’évoluer dans un univers professionnel où il est plus facile qu’autrefois de se lancer, de tenter des choses. Nous n’avons aujourd’hui plus à rougir de quelque complexe que ce soit vis-à-vis de notre écosystème startups. Et après tout, nous aussi on a des Licornes 😉

Quelle est votre formation initiale ?
J’ai à la base une formation plutôt littéraire, en ayant fait Hypokhâgne et Khâgne. Je me suis ensuite dirigée vers un Master en Communication et Financement de projets, qui m’a véritablement donné la soif d’entreprendre. Pourtant à cette époque, la création d’entreprise n’était pas autant initiée par la nouvelle génération qu’aujourd’hui, qui parfois même monte des projets sans même être sorti d’école…

Qu’est-ce qui vous passionne ?
Les sensations fortes, quelles qu’elles soient ! L’adrénaline est pour moi un moteur d’évasion et d’inspiration à la fois – et pas uniquement dans le sport. Tenir une présentation devant un parterre de sceptiques à convaincre est un challenge passionnant même si passablement rude !

Quel a été votre parcours d’entrepreneur ? Depuis quand êtes-vous entrepreneur ?
J’ai été pendant 5ans co-fondatrice d’une galerie de photographie contemporaine à Boulogne Billancourt. Parallèlement j’ai développé un concept d’expositions « clés-en-main » à l’attention des collectivités territoriales. J’ai ainsi fait mes premiers pas sur les Champs-Élysées, à Paris Plages ou encore dans une vingtaine de grandes villes d’IDF.  Puis j’ai totalement changé d’univers en 2013 en rejoignant ma première aventure entrepreneuriale numérique : Sport-Booking, un projet de compétition sportive en ligne. Loin de la culture, mais au cœur de la rigueur et de la gestion de projet. On doit toujours se poser les mêmes questions, quels que soient les thèmes ! Ce projet m’a permis de faire mes armes sur le digital et j’ai beaucoup appris, notamment que l’univers du numérique me plaisait énormément. Parallèlement j’ai eu la chance de participer au lancement du programme #ReviensLéon qui m’a permis de découvrir tout un écosystème de startups françaises. C’est là que j’ai définitivement attrapé le virus !

Depuis quand je suis entrepreneuse ? Tout dépend de la définition qu’on donne. On peut être entrepreneur toute sa vie sans être à la tête de sa société ; « entrepreneur » est un état d’esprit, une façon d’être et de penser. C’est pour moi une manière de faire avancer les choses. Alors dans ce sens, je crois que l’ai toujours été !

Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette aventure ?
Il faut se planter pour ne pas refaire les mêmes erreurs. C’est important d’écouter les conseils des uns et des autres, mais je reste convaincue qu’il faut passer par ses propres erreurs. Un peu comme le ferait un adolescent en fait !  Peut-être que cela prendra plus de temps pour aboutir à l’idée de départ, mais ce sera le chemin que l’on aura tracé. Et avec nos erreurs. Plantez-vous. Mais relevez-vous. Étudiez un autre chemin. Pivotez, retournez, recommencez jusqu’à trouver la bonne solution. Selon moi la principale difficulté rencontrée reste le rapport aux autres. Entre les personnes qui n’y croient pas et qui ne se cachent pas de le montrer, le temps qu’on y passe, avec des journées de plus de 12H et autant de vie sociale en moins, c’est dur. Vraiment dur. A côté de ça, il y a aussi beaucoup de soutiens qui vous disent que ça ferra un carton et que l’idée est géniale, nécessaire. Il faut arriver à n’écouter que ceux-là car c’est votre énergie. Votre sève.

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès pour réussir dans l’entrepreneuriat ?
La persévérance, la force de conviction et la capacité à apprendre de ses erreurs sont des attributs nécessaires pour l’entrepreneur. Plus encore, sa capacité à décider, arbitrer, faire des choix. Le plus vite possible. Car s’il y a bien une leçon à retenir pour réussir, c’est se lancer au plus vite – quand bien même tout n’est pas 100% abouti. Le « time to market » est essentiel dans notre univers ultra concurrentiel, et celui qui frappe en premier reste souvent debout le dernier.

Quel mode de financement avez-vous retenu pour lancer votre société ?
Nous nous autofinançons depuis le début. Nous souhaitions mettre sur pied notre proof of concept par nos propres moyens, fédérer une communauté significative pour  ensuite mettre à l’épreuve notre business modèle.

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans l’aventure startup ?
Ce qui est critique (et vital) c’est l’équipe. Sa complémentarité, sa capacité à endurer les épreuves, soudée. Je dirais que s’il fallait s’assurer d’une chose en permanence, c’est que l’équipe soit à 200%, en toute circonstance.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui voudrait lancer sa propre startup ?
Mon premier conseil, si vous voulez lancer votre propre startup, c’est de ne jamais cesser d’y croire. Si vous avez une idée en tête, si vous ressentez qu’il y a une possibilité que ça puisse marcher ou plaire ne serait-ce qu’à une seule personne, ne serait-ce qu’à vous, alors foncez. C’est votre conviction qui fera tout le reste.  Les innovations prédestinées à une mort rapide ne manquent pas (la montre bracelet, le walkman de Sony, la Game Boy de Nintendo etc.), pourtant l’endurance et la persévérance de leurs inventeurs a donné tort aux critiques. Ensuite, et c’est encore plus important, c’est de sortir vite. Le défaut de l’entrepreneur est aussi d’avoir parfois un voire deux métros d’avance. On peut donc parfois être tenté de repousser l’échéance pour rajouter telle ou telle fonctionnalité. Le « time to market » est crucial, il faut donc sortir tôt même si c’est perfectible. De toutes les façons, les consommateurs participeront à apporter des idées d’amélioration, ce qui constitue un excellent feedback de marché.

Ne jamais hésiter à aller vers les autres. Au pire on vous dit non et vous n’avez rien perdu. Au mieux, vous obtenez quelque chose de positif, une rencontre, une piste, une nouvelle suite. Alors n’hésitez pas à me contacter pour discuter autour d’un verre ou d’un tweet (@laurenecorbiere)

Site internet :
http://www.dokbody.com/

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#PortraitDeStartuper #32 – dokBody – Laurène Corbière – par Sébastien Bourguignon
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Rappel des précédents portraits :
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#PortraitDeStartuper #31 – Cadette – Capucine Join-Lambert – par Sébastien Bourguignon
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#PortraitDeStartuper #30 – Fluicity – Julie de Pimodan – par Sébastien Bourguignon
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#PortraitDeStartuper #29 – ClozMe – Céline Brondel – par Sébastien Bourguignon
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Rappel Livre Blanc : 80 #PortraitDeStartuper
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