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#PortraitDeStartuper – Fluicity – Julie de Pimodan

Portrait réalisé avec le soutien de Paris Pionnières premier incubateur au féminin créé en 2005, et propose une offre complète d’accompagnement et d’hébergement en incubateur, pépinière et espace de co-working.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Fluicity est né d’une synthèse entre mes expériences des médias et des nouvelles technologies. Après plus de quatre ans chez Google, baignée dans le monde de l’innovation et de la Big data, j’ai été choquée par le résultat des municipales 2014 en France. Plus de 40% d’entre nous n’avions pas été voter, et cela dans un contexte de défiance et de croissance des partis extrémistes en Europe. Comment pouvions nous être si peu concernés par la gestion de notre commune, pourtant la cellule de base de notre démocratie ? Comment au 21ème siècle, un Maire pouvait-il gouverner sans avoir un accès en temps réel à sa donnée la plus fiable : l’avis de ces citoyens ? L’idée était de mettre les méthodes efficaces de communications utilisée dans le secteur public au service de la démocratie locale. Fluicity est une plateforme numérique dont l’objectif est de favoriser les échanges entre les collectivités locales et les citoyens. Notre mission est de rétablir le lien distendu entre élus locaux et citoyens dans les villes françaises et européennes dans une logique de co-construction de l’espace public.

Pourquoi ce choix de produit / service ?
Le besoin : éloignement entre citoyens et politiques, envie des citoyens de participer, marre des réseaux sociaux qui créent du vide.

Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre entreprise ?
Transformer les modes de gouvernance, devenir la première plateforme de participation citoyenne de l’UE.

Comment vous décririez-vous en tant qu’entrepreneur ?
Ambitieuse, persévérante, humaine.

Quelle est votre formation initiale ?
J’ai suivi des études de Journalisme à l’Université Libre de Bruxelles. Pendant mon Master, je me suis particulièrement intéressée à deux types de sujets: la place des femmes dans la société et l’actualité au Moyen Orient.   Sans m’en rendre compte à l’époque, je choisis un sujet de mémoire qui allait fortement influencer ma jeune carrière (je n’ai que 31 ans). Le sujet me passionnait et traitait du rôle des médias dans les processus démocratiques à travers l’analyse de 15 ans d’archives d’une revue féministe et de son impact sur la révision du code de la famille au Maroc.

Qu’est-ce qui vous passionne ?
La technologie, l’alpinisme, le yoga, le monde en devenir.

Quel a été votre parcours d’entrepreneur ? Depuis quand êtes-vous entrepreneur ?
En 2007, avec deux partenaires tunisiennes, nous avons créé un magazine d’art et de mode pour les femmes du Moyen-Orient, Unfair Magazine. Basé à Abu Dhabi et distribué dans toute la région, il s’adressait à la femme arabe moderne, une femme éduquée, polyglotte, curieuse et résolument fière de ses racines. Cette expérience fût à la fois la plus difficile et la plus formatrice de ma carrière. Elle  m’a permis d’appréhender la méthode de création d’entreprise de A à Z dans une région spécialement peu réceptive à l’entreprenariat féminin, tout en bénéficiant d’une popularité hors du commun grâce à notre statut “d’ovni”.   C’est en 2010 que j’ai rejoint Google, en charge du développement des ventes de solutions de gestion de campagnes en ligne, « DoubleClick », dans la zone des pays Émergents. J’y ai passé 4 ans dont 1 an et demi en mission à Istanbul. Travailler chez Google Turquie en 2013-2014 fut une expérience particulièrement intéressante. La ville était figée par des manifestations politiques, l’accès à l’information était très limité avec des coupures fréquentes de Twitter et Youtube. Considérant la baisse de l’activité chez Google, j’ai commencé à travailler en parallèle en tant que volontaire pour le Hello-Tomorrow, un concours mondial de création d’entreprise qui m’a ouvert les yeux sur les innovations fascinantes dans le domaine des “Smart-Cities” et de la “Civic Tech”.

Après mon mémoire je suis partie au Moyen Orient – en tant que reporter dans une agence indépendante – ou j’ai passé un an à produire des reportages économiques sur la région pour le NYT et le Daily Telegraph. J’ai ensuite décidé de quitter mon premier job pour réaliser l’un de mes rêves: apprendre l’arabe. J’ai choisi le Yémen pour sa beauté, son authenticité et sa culture ancestrale.  Au bout de deux mois de cours intensifs, j’ai rencontré un entrepreneur local qui n’était autre que l’attaché de presse du Président Ali Abdallah Saleh.  Son projet était de créer le premier magazine du pays en langue Anglaise: Yemen Today. Il me proposa d’en prendre la direction! J’avais 23 ans, c’était l’opportunité de ma vie, j’ai donc décidé de rester au Yémen pour me lancer dans ma première aventure entrepreneuriale.  Pendant les quatre années qui suivirent; j’ai oscillé entre un rôle de journaliste – pour Yémen Today mais également en tant que freelance pour la BBC et Al Jazeera – et un rôle de manager avec des responsabilités de croissance et un impact mesurable. C’est au cours de cette période que j’ai solidifié ma fibre d’entrepreneuse.  Ces expériences m’ont passionnée car elle m’ont donné l’impression d’utiliser les médias pour créer des ponts, rapprocher des peuples étrangers, permettre une meilleure compréhension des cultures, et surtout de casser les préjugés.

Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette aventure ?
Je crois que les préjugés les plus dangereux s’expriment plus dans nos craintes en tant que femmes que dans la véritable perception de notre entourage.  Un préjugé  arrive parfois aussi  vite qu’il s’efface, il peut s’appliquer à toute chose et à toute personne et ne doit en aucun cas bloquer nos action, notre enthousiasme ou notre passion.

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès pour réussir dans l’entrepreneuriat ?
J’ai toujours été encouragée à faire ce que j’aimais. Ce goût pour la liberté c’est le plus beau cadeau que mes parents m’ont offert et pour lequel je me sens privilégiée. Car choisir ce qu’on aime le plus revient à faire l’expérience de la persévérance, qui est je crois la qualité ultime pour le succès d’une aventure entrepreneuriale.

Quel mode de financement avez-vous retenu pour lancer votre société ?
J’ai fondé la société seule, créé de la valeur puis proposé à mes associés d’acheter leurs parts. Aujourd’hui nous amorçons notre première levée de fonds.

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans l’aventure startup ?
Avoir des piliers solides : familiaux, amoureux, intellectuels pour équilibrer sa vie et éviter le burnout.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui voudrait lancer sa propre startup ?
En tant qu’entrepreneur on est souvent plus seul, plus stressé et moins équilibré que dans une situation salariale.  Cette condition s’applique autant aux hommes qu’aux femmes, et je crois qu’il appartient a chaque individu d’équilibrer sa relation au travail en s’imposant des règles, une culture d’entreprise, et une mesure de la performance durable.

Site internet :
http://www.flui.city/

LinkedIn :
https://fr.linkedin.com/in/judepim

Twitter :
https://twitter.com/Judepim

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#PortraitDeStartuper #30 – Fluicity – Julie de Pimodan – par Sébastien Bourguignon
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Rappel des précédents portraits :
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#PortraitDeStartuper #29 – ClozMe – Céline Brondel – par Sébastien Bourguignon
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#PortraitDeStartuper #28 – Thaïs – Estelle S. Andrin – par Sébastien Bourguignon
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#PortraitDeStartuper #27 – Soondy – Monika Maho – par Sébastien Bourguignon
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Rappel Livre Blanc : 80 #PortraitDeStartuper
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