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#PortraitDeStartuper – Raizers – Grégoire Linder

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Nous sommes la première plateforme de crowdinvesting à dimension européenne, présente en France et en Suisse. Chez Raizers, nous permettons  aux investisseurs de contribuer à la croissance et au développement d’entreprises au travers de prises de participation au capital de startup ou via des émissions obligataires.

Les entreprises que nous sélectionnons répondent à des critères d’éligibilité précis : caractère innovant ou différenciant des produits ou services, viabilité et solidité financière de l’entreprise, potentiel du marché, et surtout une équipe dirigeante compétente.

L’investissement est simple, rapide (~10 min), sécurisé et permet de soutenir des sociétés en développement tout en bénéficiant de produits défiscalisants ou de produits d’épargne plus rentables que les livrets bancaires classiques. L’investissement est possible à partir de 500 euros.

Pourquoi ce choix de produit / service ?
Raizers répond à une double demande qui ne trouvait que peu de réponses sur le marché jusqu’à la création de statuts réglementaires relatifs au financement participatif en France fin 2014.

D’une part, nous intervenons auprès des startups et des PME ayant un besoin de financement allant de 100 000 euros à 1 000 000 euros. Cette tranche de capital, appelée « equity gap », est rarement financée par les fonds d’investissement qui interviennent sur des montants plus importants. Pourtant, c’est aussi la tranche de financement indispensable aux premiers développements de nos startups, pépites de l’innovation. Les campagnes de crowdinvesting diffèrent aussi des financements traditionnels par le poids de la communication digitale couplé au financement : les startups se font connaître tout en levant des fonds. Côté prêt, les impératifs réglementaires des banques se renforcent toujours plus et nous souhaitons permettre à des sociétés plus matures de pouvoir continuer leur expansion, en intervenant sur une tranche d’endettement complémentaire à l’endettement bancaire (effet de levier). Ce manque d’apport complémentaire freine aujourd’hui trop souvent l’innovation, le développement international ou l’embauche de nouveaux salariés.

D’autre part, nous proposons à tous, personne physique ou entreprise, d’investir ou de prêter à des entreprises. Plusieurs études économiques soulignent un besoin grandissant de transparence dans le domaine de l’investissement. Chez Raizers, l’injection dans l’économie réelle est directe, simple, sécurisée et dématérialisée. A son niveau, chaque investisseur et chaque prêteur devient maître de son patrimoine, participe à une véritable aventure entrepreneuriale et contribue au développement économique de son pays.

Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre entreprise ?
Le marché du crowdfunding en Europe représente 3 milliards d’€ en 2014 et est estimé à près de 100 milliards d’ici à 5 ans. Nous sommes déjà présents en France et en Suisse sur le segment du crowdinvesting. Notre ambition à moyen terme est d’ouvrir notre activité dans d’autres pays européens ; dans un premier temps sur la zone Benelux puis en Europe du Nord et en Allemagne.

Comment vous décririez-vous en tant qu’entrepreneur ?
Toute ma vie, comme un explorateur. J’apprends et je me remets en question tous les jours.

Efficace, j’exige de moi-même et de mon équipe une qualité d’exécution exemplaire dans des délais de réalisation courts.

Tenace, je n’abandonne pas. « S’il n’y a pas de solution, c’est qu’il n’y a pas de problème »

Quelle est votre formation initiale ?
Issu d’une famille d’entrepreneurs passionnés, j’ai naturellement choisi, après un bac S, une formation en école de commerce à EDC Paris avec une spécialisation en management entrepreneurial. J’ai aussi eu l’occasion d’étudier à l’étranger, à la San Diego State University en Californie.

Qu’est-ce qui vous passionne ?
Les success stories entrepreneuriales !

Quel a été votre parcours d’entrepreneur ? Depuis quand êtes-vous entrepreneur ?
Petit, mon instituteur me disait régulièrement « Grégoire, tu serais capable de vendre des congélateurs aux esquimaux ». Plus tard, en école de commerce, j’ai intégré la Junior Entreprise et y ai travaillé sur de nombreux projets de création. Une fois diplômé, je me suis retrouvé confronté à une problématique de financement concernant mon projet entrepreneurial. Les banques n’ont pas souhaité me soutenir à cause du manque d’apports personnels. L’idée du financement participatif était née.

Au même moment, une belle opportunité professionnelle s’est présentée et j’ai donc intégré le groupe Devanlay Lacoste dans lequel j’ai développé une nouvelle activité, gérant plus de 100 collaborateurs, qui a vite pris de l’ampleur à un niveau européen.

Depuis Janvier 2014, après avoir trouvé des associés aux compétences complémentaires, un financier suisse et un expert du digital danois, je me consacre à 100% au développement de Raizers.

Quelles difficultés avez-vous rencontrées dans cette aventure ?
Tout d’abord, il a fallu constituer une équipe avec des compétences complémentaires. Notamment, nous nous sommes attachés à trouver un développeur compétent, prêt à s’impliquer dans un projet entrepreneurial tout en faisant des concessions importantes sur sa rémunération.

Puis, nous avons franchi une à une les barrières légales pour exercer. Notre activité étant régulée, nous avons travaillé longuement pour être en ligne avec les exigences de  nos autorités de tutelle : l’AMF (Autorité des Marchés Financier) en France et la FINMA en Suisse.

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès pour réussir dans l’entrepreunariat ?
L’équipe ! Pour moi, peu de chance de réussir seul. Il est nécessaire de trouver des associés et des premiers collaborateurs brillants avec des compétences complémentaires.

Ensuite, le succès réside dans l’exécution ! Combien de projets ai-je vu passer sur des marchés en forte croissance avec un concept de produits ou de services innovant ? Quand vous pensez avoir une bonne idée pour entreprendre, dites-vous bien une chose : au moins 100 personnes y ont pensé avant vous. Une vision et une stratégie exceptionnelle du fondateur n’ont aucune chance d’aboutir si l’exécution laisse à désirer.

Enfin, la ténacité ! La réussite entrepreneuriale est une succession de succès mais aussi de barrières à franchir et de remise en question. Les plus pugnaces, pour qui abandonner n’est pas une solution, réussiront.

Quel mode de financement avez-vous retenu pour lancer votre société ?
Notre société est pour l’instant entièrement financée par ses fondateurs.

S’il n’y en avait qu’un, quels serait le point d’attention à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans l’aventure startup ?
Bien choisir ses associés. Une erreur de casting peut vous faire perdre beaucoup de temps.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui voudrait lancer sa propre startup ?
Foncez, ne lâchez rien, restez toujours positif, ne vous découragez jamais et saisissez les bonnes opportunités ! Attention à bien suivre votre trésorerie et anticipez vos levées de fonds 😉

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Portrait de startuper #69 – Raizers – Grégoire Linder – par Sébastien Bourguignon
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Précédents portraits de la série :
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Portrait de startuper #68 – Gladys – Erwan Knittel – Guillaume Lépine – par Sébastien Bourguignon
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Portrait de startuper #67 – AddWorking – Julien Pérona – par Sébastien Bourguignon
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Portrait de startuper #66 – Neodemia – Laurent Boinot – par Sébastien Bourguignon
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