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#PortraitDeStartuper – Skiller – Jérôme Introvigne

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Skiller est le premier réseau social et collaboratif de partage de compétences professionnelles. Dans un premier temps, c’est une plateforme de questions/réponses entre professionnels convaincus de la puissance de l’économie du partage dans un monde du travail en pleine mutation.

Sur Skiller des pros répondent à des questions de pros et à chaque like sur vos posts, vos pairs reconnaissent vos compétences et nous enrichissons votre profil de mots-clés qui les valorisent.

Lancé fin janvier 2015 sur invitation, nous sommes déjà un millier de professionnels à l’origine de plus de 10.000 posts et nous avons identifié plus de 15.000 compétences dans les profils en quelques mois. Skiller vient même d’entrer dans les 10.000 sites internet les plus populaires en France, un démarrage très prometteur !

Pourquoi ce choix de produit / service ?
Ancien Directeur du management de l’innovation du groupe Poult au sein duquel nous avons revisité en profondeur les paradigmes du management et de l’organisation hiérarchique de l’entreprise, j’ai pu constater une énorme carence dans le management des compétences : d’un côté les entreprises ne savent plus comment identifier et reconnaitre les compétences individuelles, notamment quand il faut innover, de l’autre des millions de personnes souhaitent mettre leurs compétences professionnelles au service de projets ambitieux.

Depuis quelques années la nouvelle norme est le CDD, je suis convaincu que la prochaine sera le statut de « part-time freelance », un entrepreneur indépendant qui travaille en temps partagé sur plusieurs projets, comme c’est déjà le cas aux USA pour un travailleur sur 3 du secteur marchand.

Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre entreprise ?
Partout dans le monde occidental, environ la moitié d’entre nous est désormais devenu acteur de l’économie collaborative. Skiller s’inscrit à la fois dans ce mouvement et dans celui de l’ouverture des entreprises sur leurs écosystèmes.

Dans un premier temps, nous visons 100.000 utilisateurs en France avant d’envisager l’international…

Comment vous décririez-vous en tant qu’entrepreneur ?
J’ai besoin de créer, d’explorer, d’expérimenter, ce nouveau monde numérique était fait pour moi. Par ailleurs, je suis plein et entier, c’est une force et une faiblesse.

Quelle est votre formation initiale ?
L’école maternelle et élémentaire de La Force, en Dordogne ! Quelques années plus tard, j’étais ingénieur AgroParisTech, une de ces fameuses grandes écoles françaises. Je suis convaincu que cela a peu de sens aujourd’hui, car j’ai bien plus appris ces derniers mois que pendant mes études ! Je milite pour l’apprentissage continu, ce qui est désormais accessible à tous sur internet, et l’entrepreneuriat est une méthode éprouvée.

Qu’est-ce qui vous passionne ?
Notre monde, sa dynamique ! Le champ des possibles est actuellement incroyable !

Quel a été votre parcours d’entrepreneur ? Depuis quand êtes-vous entrepreneur ?
J’ai été un intrapreneur pendant 15 ans dans des entreprises de tailles très différentes, notamment ces dernières années en développant de nombreux projets d’open-innovation, de partenariats avec des start-ups ou un incubateur. Je me suis enfin lancé l’année dernière en créant Skiller avec 5 associés.

Quelles difficultés avez-vous rencontrées dans cette aventure ?
Convaincre ma famille et mes amis que je n’étais pas complètement fou ! Il paraît que cela représente 30% du temps des entrepreneurs.

Plus sérieusement, il est très compliqué d’émerger dans cette multitude pour une start-up, même si nous avons la chance d’avoir une certaine visibilité désormais.

Le plus dur est toujours devant nous, nous travaillons actuellement sur une première levée de fonds pour accélérer notre développement et cela est très compliqué en France. A part Xavier Niel et 3 ou 4 autres, peu d’acteurs sont capables d’investir 100.000 euros dans une start-up qui par nature n’a pas encore de business model établi.

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès pour réussir dans l’entrepreunariat ?
Je n’ai pas encore assez de recul… A ce stade, pour rester dans la thématique, je vous répondrais la capacité à poser les bonnes questions et à vraiment écouter les réponses !

Quel mode de financement avez-vous retenu pour lancer votre société ?
Skiller a été bootstrappé (auto-financement) jusqu’alors, la très grande majorité des coûts étant liés au développement de la plateforme http://skiller.fr.

S’il n’y en avait qu’un, quels serait le point d’attention à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans l’aventure startup ?
Avoir du temps et donc de l’argent, on ne crée pas une entreprise en quelques semaines.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui voudrait lancer sa propre startup ?
De s’entourer de personnes de confiance évidemment ! On ne fait pas de grandes choses tout seul ! Une bonne occasion de remercier tous ceux qui se reconnaitront.

Compte Twitter :
https://twitter.com/oimoci

Compte Linkedin :
https://www.linkedin.com/pub/jerome-introvigne/8/999/491

Blog ou sites :
http://skiller.fr/

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Portrait de startuper #43 – Skiller – Jérôme Introvigne par Sébastien Bourguignon
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Précédents portraits de la série :
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Portrait de startuper #42 – Enerfip – Léo Lemordant par Sébastien Bourguignon
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Portrait de startuper #41 – Fitle – Charles Nouboué par Sébastien Bourguignon
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Portrait de startuper #40 – DraftQuest – David Meulemans par Sébastien Bourguignon
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