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#PortraitDeStartuper – Adways – Jacques Cazin

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Adways a créée une plateforme en ligne qui permet à toute personne sans connaissance préalable de rendre n’importe quelle vidéo interactive.

Adways est donc une entreprises avant tout de technologie, vendant des licences à ses utilisateurs dans des domaines aussi variés que le e-learning, la vidéo éditoriale enrichie, la communication corporate ou la publicité en ligne.

Pour la publicité cependant, le business model tend plutôt à offrir un « service » plutôt qu’une «  technologie », en proposant aux annonceurs ou agences média la possibilité de toucher leurs cibles de façon super qualifiées et très efficace : Adways va pousser une publicité interactive sur les vidéos en affinité avec cette publicité et correspondant au profil de l’internaute.

On parle de publicités natives et contextuelles dans la jargon publicitaire ! Très efficace puisque nous atteignons des taux de clics de l’ordre de 20% à comparer au 1% généralement obtenu avec des publicités traditionnelles.

Pourquoi ce choix de produit / service ?
L’idée m’est venue en voyant que le nombre de vidéos vues augmentait exponentiellement, tout comme le nombre de smartphone ou tablettes mais sans relation entre ces deux tendances : les vidéos restaient vues de façon passives sans utiliser les ressources offertes par le côté tactile des nouveaux supports.

Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre entreprise ?
Une ambition raisonnable pour ce qui est du e-learning par exemple, avec la possibilité de créer des Mooc de deuxième génération (Mooc : Massive Open Online Course) ; nous venons d’ailleurs de remporter un appel à projet pour apporter notre savoir faire à la plateforme FUN (France Université Numérique) lancée par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. L’étudiant peut ainsi répondre à des quiz ou avoir accès à d’autres contenus au sein même de la vidéo qu’il visionne : il obtient ainsi un parcours personnalisé qui accroit d’autant son engagement.

Une ambition très forte pour la publicité : la monétisation des vidéos représente un marché mondial de plus de 11 milliards d’euros avec une croissance de 30% par an. Notre approche très innovante puisqu’elle offre une véritable alternative au pre-roll (vidéo publicitaire que l’on vous force à regarder avant la diffusion du contenu demandé) aujourd’hui archi dominant.

Comment vous décririez-vous en tant qu’entrepreneur ?
Passionné bien sûr comme tout entrepreneur et résolument optimiste !

Quelle est votre formation initiale ?
Ingénieur ESIEE (Paris), Master of Science by Research – Traitement d’images (University of Essex, Royaume Unis), MBA IAE (Paris).

Qu’est-ce qui vous passionne ?
Dérouler le fil d’un business possible à partir d’une réflexion client, d’une news dans un magazine, d’une idée partagée avec des amis…

Apprendre des autres. Je suis un curieux.

Quel a été votre parcours d’entrepreneur ? Depuis quand êtes-vous entrepreneur ?
Je suis un vieux jeune entrepreneur.

J’ai démarré à Air France à une superbe époque pour l’aérien qui offre des métiers extrêmement variés ; puis Vivendi avec une spin off, Peaktime, qui a été revendue à une société américaine. Des moments passionnants qui rendaient difficiles mon désir « d’émancipation » et de création pourtant bien ancré. Puis j’ai lancé une société de conseil et de distribution de solutions logicielles mais il me manquait la réalisation de projets complets et deux ans plus tard,  Adways était née !

Quelles difficultés avez-vous rencontrées dans cette aventure ?
Bien sûr des problèmes de choix d’équipes, de projets (ha, rester focus que c’est difficile !), d’argent (comment payer 20 personnes avec des revenus éminemment variables et des coûts qui le sont beaucoup moins !)

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès pour réussir dans l’entrepreunariat ?
La ténacité bien sûr, le fait de bien s’entourer avec des profils variés,  et le recours systématique au retour d’expérience des clients pour améliorer son produit ; en bref éviter de développer un produit complet sans l’avoir confronté au marché.

Quel mode de financement avez-vous retenu pour lancer votre société ?
Amis et Business Angels, puis projets R&D remportés à l’issue de concours, et maintenant levée de fonds pour notre développement aux USA et en Europe.

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans l’aventure startup ?
Le cash et le lancement opportun de votre produit (bon timing et bon environnement).

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui voudrait lancer sa propre startup ?
Soit commencer très jeune, donc avec la possibilité de manger des raviolis tous les jours sans problème, le temps que l’entreprise puisse se permette ce quelque chose d’incroyable que l’on appelle le salaire. Soit plus senior mais avec un matelas financier (ou un partenaire qui compense) qui autorise l’échec pour se relever et repartir sur un pivot.

Compte Twitter :
https://twitter.com/jcazin

Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/pub/jacques-cazin/a/951/855

Blog ou sites :
http://www.adways.com/

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Portrait de startuper #23 – Adways – Jacques Cazin par Sébastien Bourguignon
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Précédents portraits de la série :
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Portrait de startuper #22 – MyJobCompany – Grégory Herbé par Sébastien Bourguignon
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Portrait de startuper #21 – ukonect – Arnaud Barray par Sébastien Bourguignon
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Portrait de startuper #20 – Search’XPR – Jean-Luc-Marini par Sébastien Bourguignon
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