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#PortraitDeStartuper – Search’XPR – Jean-Luc Marini

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Avec Olivier Figon, avec qui j’ai co-fondé Search’XPR, nous avons l’habitude de dire que nous avons créé une startup de « vieux » autour d’un principe extrêmement innovant : la sérendipité psycho-cognitive.

Ce principe est né au sein de l’équipe de recherche de Search’XPR et fait suite à mes travaux de recherche universitaires sur le thème de la rencontre fortuite avec l’information. C’est ce principe de sérendipité psycho-cognitive qui est au cœur de la technologie que nous avons développée chez Search’XPR et que nous avons appelée Oorace (c’est un clin d’œil à Horace Walpole qui est à l’origine du concept de Serendipity) et que nous commercialisons depuis la mi-octobre 2014 à destination des sites de e-commerce.

Pourquoi ce choix de produit / service ?
Avec Olivier Figon, Nous avons remarqué que dans les moteurs de recherche et les systèmes de recommandation, les applications existantes excellent à exploiter le contenu sémantique des parcours sur Internet, mais que par contre, elles offrent une vision très appauvrie de la complexité du raisonnement qui conduit un individu à prendre une décision d’achat. Par ailleurs, une étude de Google / Kantar Media montre que plus de 80% des visiteurs d’un site web marchand ne montrent aucune intention claire d’achat lorsqu’ils visitent un site de e-commerce. C’est à cette catégorie de visiteurs que nous avons choisi de nous intéresser. Ils constituent une communauté d’utilisateurs que nous avons décidé d’appeler les « abandonnés » car les solutions classiques partent toutes du principe qu’on ne peut rien leur proposer de pertinent dans la mesure où ils ne montrent aucune intention claire. En apparence, c’est logique, mais en réalité il est encore possible de faire quelque chose pour ces visiteurs-là et c’est là qu’Oorace intervient.

Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre entreprise ?
Aujourd’hui Oorace est essentiellement utilisé par les sites de e-commerce ; la raison principale est d’ordre pratique : le modèle de rémunération est simple et évident, et dépend du chiffre d’affaire généré. Mais en réalité le principe est très générique et est susceptible de s’appliquer à tout type de domaine où des visiteurs recherchent un produit, une personne ou un contenu d’information : contenus éditoriaux, moteurs de recherche, solutions de retargeting, réseaux sociaux, sites de rencontre …

Nous venons de démarrer l’intégration d’Oorace avec un premier client dans le monde des médias digitaux. Les premiers résultats significatifs seront connus à l’automne prochain. Nous sommes également en cours de discussion avec un groupe industriel pour mesurer la faisabilité d’une intégration dans leur réseau social d’entreprise. Enfin, pour la petite histoire, un acteur du monde du diagnostic médical a également montré un réel intérêt pour notre principe. A l’échelle internationale, un acteur Chinois de l’Internet des Objets nous a sollicité pour appliquer notre technologie dans le monde des magasins connectés. L’objectif est de détecter l’errance physique ou la flânerie dans des magasins équipés de ibeacons et d’aider ce partenaire Chinois à faire naître de nouveaux usages. Ce que nous sommes en train de faire pour l’aéroport de Shanghai et son application mobile de type O2O2O (Online-to-Offline-to-Online).

En 2016, notre développement commercial passera également par l’Europe et les Etats-Unis qui constituent des marchés tout aussi incontournables que la Chine. Dans cette perspective, Search’XPR a déjà procédé à la création d’une filiale aux USA, Search’XPR Inc., qu’elle détient à 100% et qui ne demandera qu’à être réveillée le moment venu. Il faudra juste des fonds pour faire les choses correctement.

Comment vous décririez-vous en tant qu’entrepreneur ?
Je fais parti de la catégorie des entrepreneurs innovateurs dont l’ambition est de vouloir changer le monde. A ce titre, j’ai plutôt tendance à préférer la solitude de mon laboratoire aux objectifs des caméras et appareils photos.  Pour autant, je ne suis pas replier sur moi-même et j’adore travailler en équipe avec des collaborateurs que je veux libérer au maximum de la hiérarchie et du contrôle. En libérant l’entreprise, notre objectif avec Olivier Figon  est de la rendre plus performante en nous entourant de collaborateurs très engagés et passionnés par ce qu’ils font chez Search’XPR.

Quelle est votre formation initiale ?
Je possède une licence et une maîtrise en Mathématiques Appliquées, un DESS en Informatique et un Doctorat en Sciences de l’Information et de la Communication.

Qu’est-ce qui vous passionne ?
Je suis passionné par l’essor de l’intelligence artificielle, dont les récents progrès ont été fulgurants. Mais également par le débat qui secoue la communauté scientifique autour du transhumanisme et du concept d’être humain augmenté.  Par ailleurs, j’ai l’esprit grand ouvert sur le monde et à ce titre mes centres d’intérêt personnels sont nombreux.

Quel a été votre parcours d’entrepreneur ? Depuis quand êtes-vous entrepreneur ?
Tout comme Olivier Figon, je suis un « vieil » entrepreneur car j’ai créé ma première société à l’âge de 27 ans et j’en ai aujourd’hui 50. De là à dire que je suis un serial entrepreneur peut-être pas car Search’XPR n’est que la 4ième aventure entrepreneuriale à laquelle je participe. Bien que nous ayons de l’expérience, nous avons su garder une certaine jeunesse d’esprit. Car la jeunesse n’est pas seulement une période de la vie, c’est avant tout un état d’esprit que nous nous efforçons de cultiver tous les jours.

J’ai créé ma première société à l’âge de 27 ans dans le domaine de la Gestion Electronique de Documents avec un camarade de promotion et mes premiers employeurs comme actionnaires. Ensuite, j’ai  eu l’occasion de diriger plusieurs centres de profits et PME. Je crois que je suis et que j’ai  toujours été un homme de projets attiré par les grandes aventures humaines.

Quelles difficultés avez-vous rencontrées dans cette aventure ?
La principale difficulté que nous avons rencontrée a été le financement de la phase d’amorçage et sans le soutien de Bpifrance, Search’XPR n’existerait pas. La région Auvergne nous a aussi énormément aidé de même qu’une société Chinoise qui a osé investir, alors que nous étions encore en amorçage, à plus de 9 000 kms de chez elle. Depuis, et parce qu’un certain nombre de risques ont à présent été levés, d’autres investisseurs sont entrés dans le capital de Search’XPR pour nous aider à nous développer sur un plan commercial.

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès pour réussir dans l’entrepreunariat ?
Tout d’abord, la détermination et la capacité à mener un projet à bien au-delà des obstacles. Ensuite, l’agilité car il faut souvent réorienter son offre et changer de business model avant de trouver la bonne formule. Enfin, la créativité, pour avoir en permanence une longueur d’avance sur vos concurrents et ceux qui vont le devenir.

Quel mode de financement avez-vous retenu pour lancer votre société ?
Avec Olivier Figon, nous avons tout d’abord cassé nos tirelires, puis nous avons eu la chance de rencontrer un chargé d’affaires qui a su comprendre la potentialité de notre projet au sein d’Oséo, aujourd’hui Bpifrance et nous a permis de financer le démarrage de notre activité.

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans l’aventure startup ?
La fameuse citation « Mon Dieu, gardez-moi de mes amis, mes ennemis je m’en charge » que l’on attribue parfois à Voltaire ou à Napoléon convient assez bien à la situation.

Heureusement pour moi,  j’ai à mes côtés celui que je considère comme mon frère de cœur et de pensée, j’ai nommé Olivier Figon. Il sait qu’il peut compter sur mon indéfectible soutien (on se connaît depuis 18 ans) et je sais que je peux compter sur lui lorsque la tempête fait rage.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui voudrait lancer sa propre startup ?
Je lui dirai d’abord que la vie est trop courte pour avoir des regrets puis je lui citerai volontiers Saint-Exupéry : « Fais de ta vie un rêve et de ton rêve une réalité ». A lui de trouver sa voie mais qu’il n’oublie jamais qu’on ne gagne pas un match tout seul (parole d’ex-rugbyman).

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Blog ou sites :
http://www.searchxpr.com

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Portrait de startuper #20 – Search’XPR – Jean-Luc-Marini par Sébastien Bourguignon
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Précédents portraits de la série :
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Portrait de startuper #19 – Dolmen – David Godest par Sébastien Bourguignon
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Portrait de startuper #18 – Twinlife – Michel Gien par Sébastien Bourguignon
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Portrait de startuper #17 – Héphaïstos – Philippe Letellier par Sébastien Bourguignon
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