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ENGIE mise sur la sobriété numérique

Depuis quelques années ENGIE s’est engagé dans un changement de stratégie radicale pour passer de la posture de simple producteur d’énergie à celle d’un acteur incontournable de la transition énergétique. Cet acteur mondial de l’énergie accompagne ainsi ses clients pour leur permettre de réduire leur empreinte carbone grâce à des solutions plus efficaces et plus vertueuses pour tenir les enjeux de neutralité énergétique. Mais ENGIE mène aussi de nombreuses actions en interne pour amener ses collaborateurs, son IT (matériel, infra, DC, logiciel) et même sa communication digitale à être plus responsable dans leur consommation d’énergie. L’objectif est que ces actions aussi petites soient-elles à un niveau micro puissent avoir un impact global à un niveau macro. J’ai eu la chance de pouvoir participer à un échange très riche avec plusieurs acteurs de cette transition chez ENGIE dont je vous propose de vous partager la synthèse.

Des actions concrètes et solides autour de l’IT

Pour Olivier Servoise Directeur de projets IT chez ENGIE, le développement durable n’est plus un effet de mode. Ainsi une étude publiée en mai dernier fait le bilan précis du confinement et démontre une baisse de 8,6% des émissions mondiales de CO2. Il faudrait donc toujours selon cette étude un confinement par an jusqu’en 2030 pour baisser la température globale de 1,5°.

ENGIE IT (l’entité en charge de l’IT du groupe) a formalisé 10 principes pour un numérique responsable afin de déployer un numérique optimisé dans l’entreprise dont l’empreinte environnementale sera la plus faible possible et permettra de diminuer l’empreinte des processus métier de ENGIE.

Une des premières préoccupations consiste à maîtriser le pilotage de la performance environnementale de l’IT au sein de l’entreprise. Les objectifs visés sont ambitieux avec une neutralité carbone à échéance 2030, soit 70 000 tonnes d’émissions carbone à résorber. Cela passe par de nombreuses actions et le déploiement d’outils et d’une organisation pour piloter cette baisse de la consommation. Par exemple, les opérateurs de services Cloud sont sélectionnés sur la base de nombreux critères dont le un qui est un facteur clé de décision, le fait que ces opérateurs soient éco responsables. Par ailleurs, au moment du choix des équipements, les produits retenus doivent être certifiés TCO, avec de hauts indices de réparabilité iFixit et l’utilisation de matériaux issus du recyclage. Idem pour la gestion des stocks qui est optimisée pour privilégier les transports par bateau plutôt que par avion, l’objectif étant de ne pas commander des postes en urgences pour gérer des acheminements uniquement par voie maritime.  Les ordinateurs doivent être éteints plutôt que mis en veille même si la consommation électrique d’un PC n’intervient que faiblement sur l’empreinte globale d’un PC sur sa durée de vie. On peut aussi citer les actions de revente des PC ou les dons à des associations pour leurs donner une deuxième vie.

Un autre axe concerne l’engagement des collaborateurs, à tout moment ils sont avertis et savent les actions mises en œuvre pour une meilleure compréhension et une application des meilleures pratiques. Les collaborateurs de l’IT sont par ailleurs formés à ces pratiques, l’objectif est une sensibilisation des collaborateurs à l’impact de leurs usages. ENGIE IT a aussi créé un kit de formation au numérique responsable « J’apprends l’énergie » qui est diffusé par des collaborateurs dans des collèges et lycées.  Un outil a été développé pour peser à la volée les mails envoyés et reçus dans sa messagerie tous les jours et inciter ainsi les collaborateurs à plus utiliser des liens et à stocker les fichiers dans le Cloud plutôt que de les envoyer en pièces jointes. Green Lean est un autre outil qui permet de visualiser au jour le jour les efforts de réduction de l’empreinte carbone des business units et de voir leur performance environnementale. Enfin, les équipes ont un intéressement sur la performance environnementale de l’entreprise.

Concernant l’infrastructure et l’architecture informatique du groupe, un programme a été lancé il y a 3 ans pour réduire l’empreinte environnementale avec une division par 10 de l’empreinte carbone de ENGIE IT sur ses 2 datacenters et ses opérateurs d’hébergement externes. Bien sûr, cela ne se fait pas à isopérimètre puisque des applications ont été envoyées dans le Cloud (AWS ou Azure). Mais les opérateurs de Cloud encore une fois ont l’empreinte carbone au cœur de ses préoccupations.

Il n’y a pas de gestes miracles, tous ces gestes contribuent à la réduction de l’empreinte carbone, il est important qu’il y ait une prise de conscience collective sur les gestes digitaux et leur impact en terme d’empreinte carbone.

L’expérience utilisateur au service de la sobriété numérique

Selon Clément Berzane Digital Experience Designer chez ENGIE, le numérique consomme 10 à 15% de l’énergie mondiale. Le site corporate ENGIE.com est la première vitrine du groupe et génère énormément de visites, plus de 500 000 pages vues tous les mois, il y a donc une nécessité d’être exemplaire sur le site dans son développement. Ainsi de nombreuses fonctionnalités ont été mise en place pour rendre ce site éco responsable. Par exemple, par une technique de « lazy loading » on ne charge pas l’intégralité d’une page sur l’écran de l’utilisateur mais uniquement ce qui est vu à l’écran, on limite ainsi la bande passante utilisée ainsi que le stockage nécessaire sur le PC de l’utilisateur. Il y a eu aussi un travail important sur la sobriété du design afin de trouver un compromis entre un design élégant et simple, tous les gadgets traditionnels n’apportent pas grand-chose et sont consommateurs, pour limiter à nouveau la bande passante et la quantité de ressources nécessaires sur les datacenters.

Des règles ont été structurées pour une optimisation du contenu. Le CMS retenu pour le site est Drupal et quand un intégrateur contribue sur le gestionnaire de contenu, il est sensibilisé pour que les contenus mis en ligne soient le plus léger possible. D’ailleurs,  ENGIE partage des modules de code et des bonnes pratiques ainsi que des ressources de design (design system) qui permettent de consommer moins sur le développement de sites internet, tout est disponible sur design.engie.com. Le site a par ailleurs été repensé pour fournir un « dark mode » qui permet de réduire la consommation d’énergie (moins d’utilisation de la batterie du terminal) sur des écrans adaptés pour les utilisateurs qui le consultent.

Azure et AWS sont les partenaires éco responsables retenus pour les opérateurs de services Cloud, ils fournissent des infrastructures plus souples, plus rapides et qui consomment moins d’énergie au bout du compte.

Toutes ces stratégies de réduction de l’empreinte carbone ont permis par ailleurs des améliorations radicales sur l’ensemble des performances des sites ENGIE.

Une communication digitale éco responsable

Boris Payet Digital Media Manager chez ENGIE explique que peu importe la marque, lorsqu’on a un objectif média il faut délivrer un maximum d’impressions et de clics. Les supports sont choisis en fonction de la puissance de livraison des impressions et clics mais aucune question ne se pose par ailleurs traditionnellement autour de la sobriété numérique des plateformes dans le cadre des campagnes. Les technologies utilisées, l’empreinte carbone du data management, par exemple, ne jamais considérés, on cherche avant tout de la puissance pour répondre à l’objectif média. C’est vrai aussi pour ce qui est de l’UX de l’utilisateur qui se voit proposer des formats publicitaires insatisfaisants, intrusifs, mais qui répondent uniquement aux objectifs de la campagne.

ENGIE cherche dont donc le bon compromis qui permette de répondre à des questions écologiques tout en conservant le plus possible la puissance de livraison des impressions et des clics. Il faut donc changer les KPI en utilisant par exemple les indicateurs de mémorisation de la marque ou la favorabilité de la marque mais pour atteindre ces compromis cela coûte plus cher et cela réduit la diversité dans les supports. Il y a une recherche nécessaire sur les supports de diffusion des campagne d’ENGIE pour évaluer les engagements en termes de sobriété numérique de la part des plateformes qui vont être retenues.

Malgré tout, on ne peut pas encore aujourd’hui être 100% dans la sobriété numérique car les acteurs ne sont pas tous prêts. Boris Payet espère surtout faire changer les habitudes des acteurs et explique que des mécanismes de compensation de la dépense énergétique de la diffusion de la publicité sont mis en place.

Pour la campagne “Greener Digital, un casting particulier de l’ensemble des acteurs qui vont participer a été réalisé avec notamment des mécanismes de compensations et de redistribution par exemple à des causes humanitaires.