#PortraitDeStartuper – Empowill – Alexandre Malarewicz & Kevin Guez @empowill @Kevinguez_ @amalarewicz via @LeLabRH #Startup #FrenchTech

#PortraitDeStartuper – Empowill – Alexandre Malarewicz & Kevin Guez

Ce portrait rentre dans une série réalisée en partenariat avec le Lab RH, association 1901, qui a pour ambition et pour souhait de devenir le pôle mondial privé de compétitivité pour l’innovation RH et l’intelligence collective. Un grand merci à Iris Delahousse de m’avoir facilité les contacts avec les startupers que vous découvrirez dans les prochaines semaines.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Empowill aide les PME et ETI à accélérer leur développement en investissant de manière efficace dans le développement des compétences de leurs salariés. Nous leur permettons de mettre en place la politique de formation dont elles ont toujours rêvé mais qu’elles n’ont jamais pu s’offrir.

Pour cela, nous avons créé une plateforme digitale et une méthodologie permettant de concevoir, optimiser et déployer une politique de formation alignée avec les enjeux stratégiques de l’entreprise. Il s’agit de :

  • Diagnostiquer le besoin en compétences d’une entreprise.
  • Prescrire des parcours de formations sur-mesure, en faisant appel à des ressources internes et externes.
  • Gérer l’exécution de la formation : logistique, administratif, optimisation financière, suivi et mesure d’impact.

Pourquoi ce choix de produit / service ?
Nous sommes partis de plusieurs constats : les compétences évoluent de plus en plus rapidement et les métiers changent. En parallèle, les nouvelles générations sont plus volatiles et enclines à quitter leur entreprise une fois qu’ils ont “fait le tour du job” et l’engagement des équipes passe par leur développement professionnel. De plus, le recrutement est de plus en plus cher et chronophage, d’autant plus sur les métiers en tension. Enfin, dans un monde où l’innovation est perpétuelle, la formation devient un vecteur de performance pour les entreprises si elles veulent rester compétitives.

Toutes ces problématiques sont peu adressées pour les PME et ETI qui n’ont ni le temps ni les ressources nécessaires pour s’occuper du sujet de la formation, contrairement à des grands groupes. C’est d’autant plus vrai qu’aujourd’hui peu d’acteurs s’intéressent à cette population.

C’est face à ce double constat que nous avons eu à cœur de développer un outil pour ces entreprises qui constituent le poumon du tissu économique français.

Quels sont vos ambitions, vos objectifs pour votre entreprise ?
Notre ambition est de devenir le compagnon des PMEs pour la gestion de la formation. Il ne s’agit pas simplement de leur donner un outil, mais bien d’être un partenaire sur lequel ils peuvent compter, tout au long de l’année, pour les épauler sur ces problématiques.

L’objectif est de casser les codes existants et de trouver la formule qui nous rendra indispensable. Pour cela, nous développons la meilleure méthodologie d’intervention et les meilleurs outils pour ces entreprises de petite et moyenne taille, ce qui nécessite une expérience du terrain très profonde.

Comment vous décririez-vous en tant qu’entrepreneurs ?
Nous sommes deux entrepreneurs complémentaires, tant dans nos expériences et compétences que nos caractères. Cela pourrait passer pour un risque et nous pourrions tomber dans l’opposition, mais c’est en fait une formidable opportunité. Nous savons alterner les manières d’être en fonction des situations, le calme ou l’impulsivité, la vitesse ou la précision, l’analyse ou l’instinct, etc.

Quelle est votre formation initiale ?
Nous sommes tous les deux issus d’école de commerce, HEC Paris, avec une spécialisation en entrepreneuriat.

Qu’est-ce qui vous passionne ?
Nous sommes passionnées par deux aspects :

  • Le fait d’avoir un impact positif sur la société. Entreprendre pour nous c’est l’opportunité d’apporter quelque chose de meilleur dans le monde. Nous sommes convaincus aujourd’hui l’épanouissement professionnelle passe par l’apprentissage, le sentiment de progresser, d’être meilleur dans son métier chaque jour, d’acquérir une expertise et d’être valorisé dans et par son entreprise. Nous passons plus de 30 heures par semaines à travailler, si vous pouvons agir sur ces 30 heures, si nous pouvons les rendre plus agréables, plus “rentables” en termes d’employabilité pour les salariés, alors nous aurons un impact énorme. C’est ce qui nous motive principalement.
  • L’aventure que cela représente. Créer une entreprise, c’est une aventure avant tout humaine. C’est construire une histoire commune, une culture, des valeurs. C’est une réflexion de fond sur ce qui nous motive et ce qui va permettre à nos futurs salariés de s’épanouir à nos côtés. Il ne s’agit pas juste de construire une solution digitale et une offre commerciale, il s’agit de donner naissance à un organisme qui va grandir, s’épanouir et finir par nous échapper quand il sera porté par l’ensemble de l’équipe, le plus beau des projets.

Quel a été votre parcours d’entrepreneur ?
Alors que Kevin lançait ses deux premières entreprises, dont une est encore en état d’activité, aux États-Unis à San Francisco et Los Angeles et passait par les bancs de YCombinator, Alexandre faisait ses armes au Numa à Paris avant de contribuer au développement d’une start-up qui passait de 10 à 50 salariés en l’espace de 2 ans seulement.

Depuis quand êtes-vous entrepreneur ?
Depuis 7 ans maintenant. Nous avons tous deux lancés nos premiers projets alors que nous étions encore en école de commerce.

Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette aventure ?
Pendant nos premières expériences d’entrepreneuriat, nous manquions de maturité. Un peu par insouciance, nous ne savions pas comment bien cadrer les choses avec nos associés, notamment pour nous aligner sur une vision commune et bien définie. Nous manquions également de compétences et nous appuyions principalement sur notre force de travail, ce qui n’était pas suffisant. Nous avons enfin eu des difficultés à croire en nous et en notre capacité à réussir. Cela passait par beaucoup de remise en question, ce qui nous a beaucoup appris mais qui a pu parfois nous décourager et nous freiner.

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès pour réussir dans l’entreprenariat ?
3 choses selon nous :

  • L’envie tout d’abord. Il faut savoir pourquoi on est entrepreneur. Si la réponse n’est pas claire comme de l’eau de roche, alors il y a un souci. Et si l’envie n’est pas là, vous ne tiendrez pas, car être entrepreneur n’est pas un long fleuve tranquille. C’est beaucoup de difficultés, de remises en question, d’instabilité… Il faut être prêt à recevoir des coups et à tenir le choc.
  • La persévérance Ne pas baisser les bras et continuer de se battre malgré le fait que votre vie devient une sorte de rollercoaster émotionnel. Lorsque 9 nouvelles sur 10 sont mauvaises, il faut savoir tenir bon !
  • Et enfin il faut croire en soi, en ses capacités, et en ses chances. C’est ce qui permettra de mobiliser toutes les ressources nécessaires pour réussir.

Être visionnaire, avoir certaines compétences, trouver LA bonne idée… sont secondaires (bien qu’important également) selon nous. Être entrepreneur est avant tout un choix de vie, surtout lorsque l’on est jeune et que l’on a pas vraiment de matelas sur lequel se reposer. Le reste, c’est surtout du travail. Mais une fois que vous êtes prêts à travailler d’arrache-pied, vous trouvez beaucoup de solutions.

Quel mode de financement avez-vous retenu pour lancer votre société ?
Nos fonds propres pour commencer. Puis peu à peu nous levons des fonds en fonction de nos besoins et sans que cela soit une fin en soi. Pour nous le succès d’une entreprise ne se mesure pas aux fonds qu’elle lève, mais à son impact et à la culture qu’elle développe en interne.

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans l’aventure startup ?
Si vous ne vous lancez pas seul, la qualité de l’association : confiance, communication, envie de travailler ensemble… Une mauvaise association peut faire exploser en vol même les plus beaux projets. C’est plus qu’un point d’attention, c’est un élément à travailler au quotidien.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui voudrait lancer sa propre startup ?
De ne pas se mettre de barrières…

Lancer sa start-up, surtout quand on est jeune ou qu’on sort d’école, peut paraître infaisable, insurmontable. Ca fait peur, ça donne le vertige même ! Et à raison. Vous êtes seuls, ne savez pas si votre idée va fonctionner, vous sortez de votre zone de confort et êtes amenés à faire des choses que personne ne vous a appris à faire (explorer un marché, trouver des clients, recruter une équipe, penser un produit, lever des fonds…). Et le tout pour une rémunération faible voire nulle en vous lançant. Mais ce n’est pas une raison pour penser que vous n’en êtes pas capables. Tout le monde peut le faire si justement il en a l’envie, la persévérance et qu’il croit en ses chances.

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