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#PortraitDeStartuper – Alcméon – Bertrand Stephann

Ce portrait rentre dans une mini série réalisée en partenariat avec le ACT 574 l’accélérateur du travel de Voyages-SNCF.com. Voyages-sncf.com met ainsi son expertise au service du développement des start-ups et de l’attractivité de la destination France. Un grand merci à Franck Gervais Directeur général at Voyages-sncf.com de m’avoir mis en relations avec avec les startupers que vous découvrirez dans cette galerie et de m’avoir fait découvrir cette excellente initiative qu’est ACT 574.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Alcméon, c’est une start-up en phase d’accélération, une scale-up comme on dit.

C’est une entreprise technologique – la moitié d’entre nous sont ingénieurs, et l’aventure a commencé avec un projet de R&D piloté par notre CTO et co-fondateur Mathieu Laçage, un ancien de l’INRIA.

Ce que nous faisons : nous aidons les grandes entreprises B2C à utiliser à grande échelle les réseaux sociaux et les applications de messagerie pour interagir avec les consommateurs. On appelle ça le « social messaging ».

Nous sommes persuadés que pour y arriver, il faut à la fois utiliser beaucoup de technologie, mais aussi parfaitement intégrer les automatismes au traitement humain – car ce n’est pas demain la veille que les chatbots remplaceront tous les conseillers humains et les vendeurs !

C’est pour ça que nous avons développé Alcméon, une plateforme cloud, bourrée d’intelligence artificielle et de fonctionnalités destinées à aider les conseillers à répondre avec l’efficacité d’un système informatique, mais avec la touche humaine et la capacité de résolution des problèmes complexes que n’auront jamais les machines.

Pourquoi ce choix de produit / service ?
Au début de mon parcours professionnel, j’ai été patron d’un contact center du groupe Bertelsmann (France Loisir) à Noyelles-sous-Lens. Ce fut une expérience très enrichissante sur le plan humain. J’y ai appris beaucoup sur le métier et les difficultés de la relation client. Il doit y avoir un lien 🙂 !

Après cela, j’ai eu une longue expérience dans le digital : BOL, Allociné, AuFéminin… Et quand cette dernière aventure a été bouclée, j’ai eu envie d’inventer quelque chose, de partir d’une feuille blanche.

En constatant qu’autour de moi, il y avait toujours autant de frustration vis-à-vis de la qualité de service de la relation client des grandes marques, alors que l’explosion du nombre de smartphones et des réseaux sociaux ouvraient la voie à une nouvelle façon de communiquer avec le consommateur, je me suis dit qu’il y avait un créneau à prendre !

Quels sont vos ambitions, vos objectifs pour votre entreprise ?
Nous avons une stratégie très claire, focalisée sur 3 éléments clés : Social Messaging + Grands Comptes B2C + Traitement hybride (humain + IA). Nous pensons que le social messaging va rapidement devenir le canal dominant de la relation client à distance – comme il est déjà le canal dominant de communication interpersonnelle des plus jeunes.

Donc nous nous concentrons sur les réseaux et applications mainstream comme Facebook, Messenger, Twitter ou Instagram, et sur des fonctionnalités qui permettent vraiment à des grandes marques d’améliorer leur qualité de service sur ces canaux.

Notre ambition est de devenir rapidement un leader européen puis mondial sur ce créneau.

Au-delà de cette ambition économique, nous avons aussi une ambition plus « sociétale ». Paradoxalement, même si nous sommes passionnés de technologie et d’intelligence artificielle, notre vision de l’entreprise et du service client n’est pas du tout une vision déshumanisée ! Nous pensons que la technologie va nous aider à « réenchanter » la relation client et à rétablir la confiance entre les grandes marques et les consommateurs.

Nous pensons aussi que l’innovation et l’automation maîtrisée vont nous permettre de revaloriser le métier ainsi que les hommes et les femmes de la relation client… Quand nous voyons chez nos clients, des conseillers travaillant dans une atmosphère chaleureuse et ludique de start-up plutôt que dans une grande usine où les employés sont alignés en batterie… Nous nous disons que nous sommes sur la bonne voie !

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Paris&Co      julie desk
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Comment vous décririez-vous en tant qu’entrepreneur ?
Mes collègues se moquent de moi en utilisant l’adjectif « meusien » car je suis né Verdun… Je revendique les côtés positifs : la rigueur, une certaine prudence – on avance en maîtrisant les coûts, la ténacité et la capacité à résister aux aléas ou aux sirènes du moment… Quant à la légère tendance à l’autoritarisme qu’on pourrait lire derrière, ils n’y ont sans doute pas pensé :-).

Plus sérieusement, je suis effectivement un entrepreneur pragmatique, très « hands on », obsédé par la satisfaction de nos propres clients, et donc par la qualité du produit qu’ils utilisent quotidiennement – c’est d’ailleurs dans notre organisation la mission prioritaire que je me suis assignée.

Quelle est votre formation initiale ?
Je suis diplômé de L’ESSEC, et j’ai quelques années plus tard obtenu un MBA à la Harvard Business School.

Qu’est-ce qui vous passionne ?
Avant tout construire. Construire une entreprise, c’est construire une équipe, réunir des moyens, définir une stratégie, inventer de nouveaux produits ou services… Mais au-delà de ça, c’est une extraordinaire aventure humaine, avec des associés, des salariés, des partenaires, un réseau… C’est aussi chaque jour entretenir, choyer, développer une relation avec ses clients, une relation qui est vraiment au cœur des échecs ou des succès d’une entreprise. C’est ça qui me passionne le plus peut-être dans cette aventure.

Quel a été votre parcours d’entrepreneur ?
J’ai eu un parcours d’abord classique par rapport à mon cursus : du conseil en stratégie chez Booz Allen & Hamilton. Puis des grands groupes de médias : Bertelsmann d’abord, comme je l’ai dit tout à l’heure, puis Vivendi où j’ai commencé à développer ma fibre entrepreneuriale en mode « intrapreneuriat » (Books On Line). Puis ce fut la reprise d’Allociné, un moment et un succès fondateur.

Depuis quand êtes-vous entrepreneur ?
Au sens strict du terme, ça fait déjà une quinzaine d’année ! Au sens « start-up », c’est plus récent, puisque l’aventure Alcméon a commencé avec un projet de R&D il y a un peu plus de 5 ans seulement.

Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette aventure ?
Bonne question, à laquelle il est difficile de répondre précisément ! La première chose qui me vient à l’esprit, c’est qu’il faut avoir l’énergie de convaincre de multiples interlocuteurs.

Même en étant expérimenté et plutôt bien connecté, quand on débute un projet ce n’est pas évident d’être pris au sérieux par des géants de l’Internet comme Twitter ou Facebook, croyez-moi !

Autre chose : tout prend souvent plus de temps que prévu au départ- ce qui n’est pas toujours facile à gérer et à admettre. Entreprendre en partant de zéro, c’est un travail de Romain. Il y a énormément de choses à faire, des plus stratégiques aux plus terre-à-terre…

Il faut pouvoir tout faire et passer de l’un à l’autre.

Dernier point, la concurrence. On est dans un domaine où la concurrence est féroce.

C’est bien, parce que ça valide le choix et la dynamique de notre marché, mais c’est une difficulté supplémentaire. Ce n’est pas le tout de faire un bon produit et d’être bien implanté localement – il faut en permanence se mesurer et se préparer à affronter de nouveaux concurrents ou de nouvelles offres.

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès pour réussir dans l’entreprenariat ?
Je vois 3 facteurs absolument essentiels pour réussir :
1/ la capacité d’écoute,
2/ la rapidité d’exécution,
3/ la capacité d’adaptation et à pivoter en cours de route.

Et il faudrait rajouter « sans perdre le fil » ou le cap qu’on s’est fixé au départ, sinon risque de se perdre ! 🙂

Quel mode de financement avez-vous retenu pour lancer votre société ?
Un mode cohérent avec mon style entrepreneurial : mise de fonds personnelle et business angels au début, puis naturellement l’auto financement (en forte croissance en 2016 et début 2017). Nous avons aussi bénéficié d’une subvention de l’Agence Nationale de la Recherche au début de l’aventure, et nous avons fait avec succès une campagne de crowdfunding à l’été 2016 sur l’excellente plateforme WiSEED.

S’il n’y en avait qu’un, quels serait le point d’attention à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans l’aventure startup ?
S’il n’y a qu’une question que vous devez vous poser avant de vous lancer dans l’aventure start-up c’est celle-ci : mettez le statut de côté, êtes-vous vraiment convaincu de le vouloir ?

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui voudrait lancer sa propre startup ?
Deux conseils pratiques :
1/ Donnez-vous du temps au démarrage
2/ Consacrez-vous intégralement au projet

Site internet
http://alcmeon.com/3/fr/

Linkedin
http://www.linkedin.com/in/bertrandstephann

Twitter
https://twitter.com/BertStephann

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Découvrez le livre : Portraits de startupers – édition 2017
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#PortraitDeStartuper #85 – Alcméon – Bertrand Stephann par Sébastien Bourguignon
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Rappel des précédents portraits :

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#PortraitDeStartuper #81 – Anona – Frédéric Ollier par Sébastien Bourguignon
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#PortraitDeStartuper #82 – Demooz – Geoffrey Vidal par Sébastien Bourguignon
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#PortraitDeStartuper #83 – EOSE – Matthieu Petit par Sébastien Bourguignon
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#PortraitDeStartuper #84 – Siècle Digital – Valentin Blanchot par Sébastien Bourguignon
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