#PortraitDeStartuper – Merci Public – Mehdi D. Rabah @MediRaba @mercipublic #Startup #Entreprenariat

#PortraitDeStartuper – Merci Public – Mehdi D. Rabah

Ce portrait rentre dans une mini série réalisée en partenariat avec French Tech Culture qui veut créer la première Métropole Culturelle et numérique européenne. Un grand merci à Cécile Bulle Project Manager chez The Bridge Accelerator – French Tech Culture de m’avoir mis en relations avec les startupers que vous découvrirez dans cette galerie.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Le fondement de merci public :
Merci Public est un service open data avant tout dédié au développement du spectacle vivant. Nous organisons des spectacles, humoristiques, partout en France et bientôt ailleurs à la demande du public.

Cela passe par un formidable catalogue en ligne, de plus de 70 artistes en humour permettant au public de découvrir ou de redécouvrir des talents naissants ou accomplis.

Nous avons d’abord concentré notre énergie sur l’humour en France métropolitaine, et nous nous ouvrons petit à petit aux pays francophones, avant d’entamer une incursion sur le secteur de la musique.

Sans perturber le fonctionnement de la chaîne production / diffusion, nous nous plaçons comme un indicateur de la demande. Lorsqu’un artiste enregistre suffisamment de demandes sur notre site, nous nous chargeons soit d’organiser la date, soit d’agir en intermédiaire pour le compte de la production.

C’est simple comme tout !

La vie chez Merci Public :
Je n’ai jamais aimé les situations trop formalisées, où il fallait arriver à l’heure au bureau sans une minute de retard et compter les secondes à chaque pause-café.

Je pense qu’une vision innovante dans un service doit être indissociable d’une vision innovante du management et de la vie d’entreprise, comme toute start-up qui se respecte.

Merci Public a commencé en squattant nos canapés respectifs, à présent nous sommes réunis dans Paris, au sein d’un bureau où la sieste est autorisée, la musique défile, où l’on peut faire des journées de 6h comme de 12h et où le team building constant et la transparence des informations sont nos fondements.

Pourquoi ce choix de produit / service ?
Cela fait bientôt 10 ans que je fréquente le monde du spectacle, et plus particulièrement le milieu humoristique. Il y a toujours une fissure entre les artistes en notoriété ou médiatisés, et d’autres disposant de moyens plus modestes.

Le problème est que cette fissure se creuse de plus en plus, et que malgré une croissance à deux chiffres du volume de billetterie, le monde du spectacle est à la peine avec des spectacles de moins en moins rentables.

Il était question, dans un premier temps, de formuler une réflexion autour de l’articulation entre les artistes et leurs publics. La solution s’est imposée d’elle-même : fournir un service au plus près de la demande du public afin d’organiser des représentations rentables et agréables, pour les artistes, les productions et surtout les spectateurs.

Quels sont vos ambitions, vos objectifs pour votre entreprise ?
J’aimerais à court terme capter 8% à 10% du marché de la billetterie en humour, mais surtout créer de nouvelles parts de marché, notamment dans les « déserts culturels » où seules 1 ou 2 pièces de théâtre sont jouées dans des équipements pourtant récents et magnifiques.

Nous sommes actuellement en train d’ouvrir le marché à l’international, et faisons notre possible pour que cette ouverture soit la plus efficace possible.

Par la suite mon souhait est de développer le modèle sur la musique, et de faire de la plateforme un véritable carrefour de rencontres entre des propositions artistiques et un public de plus en plus curieux et enthousiaste.

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Sponsors du blog
Paris&Co      julie desk
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Comment vous décririez-vous en tant qu’entrepreneur ?
J’aime l’innovation, et aller m’aventurer dans des secteurs ou des offres qui n’ont jamais été explorés. J’ai un côté aventureux, qu’il est à mon sens essentiel d’avoir. Mais malgré des idées qui bouillonnent sans cesse j’ai besoin de faire le maximum pour anticiper risques et difficultés. J’aime l’aventure mais pas de manière inconsidérée.

J’essaie, dans la mesure du possible, de me projeter, de projeter une idée, un concept, d’aller l’éprouver, d’en parler autour de moi, et quand j’y crois et que les voyants semblent au vert, je fonce.

Quelle est votre formation initiale ?
J’ai fait 2 ans de L.E.A. Anglais/Espagnol, puis un Master en Sciences de l’Information et de la Communication. C’est là que j’ai commencé à me familiariser avec le monde du spectacle avec un mémoire sur les relations entre humoristes et télévision.

En césure j’ai fait une année d’art dramatique, avant d’intégrer l’EFAP où j’ai poussé la réflexion de mon premier mémoire cette fois-ci sur les méthodes de production et d’innovation dans le spectacle vivant.

Après une première expérience entrepreneuriale ratée dans une agence de communication que j’ai fondée, j’ai pris la direction du MS Innover & Entreprendre de l’ESCP où j’ai terminé d’acquérir les armes pour me lancer à l’aventure avec Merci Public.

Qu’est-ce qui vous passionne ?
Le spectacle vivant, qu’il soit théâtre, musique ou humour. Je ne pourrais pas faire avancer Merci Public sans cette passion, qui est au cœur de notre proposition de valeur.

Quel a été votre parcours d’entrepreneur ?
Je suis fils d’entrepreneurs, disons que je baigne dans l’esprit entrepreneurial depuis ma naissance. J’ai commencé par de l’entrepreneuriat, avec de l’optimisation de process externes dans l’entreprise familiale.

J’ai par la suite monté une agence de communication, Forecast, qui a été un échec et une belle source d’apprentissage.

Je suis à présent corps et âme dans Merci Public, et l’avenir nous dira si cela sera une réussite ou non.

Depuis quand êtes-vous entrepreneur ?
Je pense que c’est un état d’esprit, on ne « devient » pas entrepreneur du jour au lendemain. J’ai commencé à m’y intéresser solidement au lycée, quand j’ai acquis la maturité suffisante pour comprendre la démarche de la société de mes parents.

Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette aventure ?
Beaucoup ! Tellement que ça serait impossible de toutes les lister ! Il y aura toujours des difficultés à chaque étape, et c’est tellement agréable de les surpasser !

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès pour réussir dans l’entrepreunariat ?
Il faut de la passion, si votre volonté d’entreprendre ne vient pas du fond du cœur et ne vous provoque pas de montée d’adrénaline alors ça sera très compliqué.

En dehors de toutes les études préalables de prototypage, de market-fit de go-to-market, il faut avoir la capacité et la volonté d’encaisser coup dur sur coup dur.

Et même là, les risques d’échecs sont encore trop réels. Je reprends une formule que je trouve assez parlante, pour espérer réussir dans l’entrepreneuriat il faut raisonner en TTC : Travail, Ténacité, Chance.

Quel mode de financement avez-vous retenu pour lancer votre société ?
Afin de trouver le market-fit optimal nous avons préféré lancer le prototype en autofinancement pour ne pas risquer une dilution trop importante en early stage.

Maintenant que nous avons démontré l’efficacité du prototype et que nous organisons nos premières représentations à guichets fermés grâce à notre plateforme, nous envisageons de lever 300 000€ afin de supporter le go-to-market et la R&D afin de continuer à innover.

S’il n’y en avait qu’un, quels serait le point d’attention à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans l’aventure startup ?
Plus de 50% des start-ups échouent à cause d’un conflit entre associés. C’est un point essentiel, un pacte d’associé est comme un contrat de mariage, et vous risquez fort de voir plus souvent vos associés que votre conjoint(e). Plus que sur votre idée, les entrepreneurs miseront sur la complémentarité et l’efficience de votre équipe.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui voudrait lancer sa propre startup ?
Il ne faut pas hésiter à parler de son idée, à la confronter, à ses proches, aux gens dans la rue… La pire erreur serait de garder ses idées et suppositions pour soi, et de se confronter à une réalité du marché différente.

La clé dans l’entrepreneuriat c’est le dialogue efficace, avec ses futurs clients, ses associés ou ses partenaires.

Site internet
www.mercipublic.com

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Twitter
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Découvrez le livre : Portraits de startupers – édition 2017
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#PortraitDeStartuper #64 – Merci Public – Mehdi D. Rabah par Sébastien Bourguignon
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Rappel des précédents portraits :

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#PortraitDeStartuper #60 – OLY Be – Gaëlle Frizon de Lamotte par Sébastien Bourguignon
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#PortraitDeStartuper #61 – Inwibe – Fiamma Ferrero & Damien Heiss par Sébastien Bourguignon
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#PortraitDeStartuper #62 – Elseways – Réjane Kerdaffrec par Sébastien Bourguignon
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#PortraitDeStartuper #63 – ManoMano – Philippe de Chanville & Chistian Raisson par Sébastien Bourguignon
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