#PortraitDeStartuper – Lingua Custodia – Olivier Debeugny #Startup #Entreprenariat @olivierdebeugny

#PortraitDeStartuper – Lingua Custodia – Olivier Debeugny

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Lingua Custodia développe des logiciels de traduction automatique sur mesure dans le domaine financier. La société offre ainsi un outil d’aide à la traduction interne pour les équipes des institutions financières qui doivent traduire elles-mêmes des documents urgents ou des documents trop techniques pour être traduits efficacement en externe.

Lingua Custodia développe sur une base statistique un logiciel de traduction dédié pour l’usage bien précis du client (par exemple un logiciel à utiliser spécifiquement pour traduire le document de référence de la société) qui permet de réduire par trois au moins le temps passé en traduction par des équipes internes.

Pourquoi ce choix de produit / service ?
En 2008, pendant la crise financière, je travaillais dans un établissement financier et j’étais en charge d’une équipe internationale qui devait faire face aux multiples questions de clients institutionnels très inquiets devant l’évolution des marchés. Mon équipe devait produire chaque jour des communications de crise en 8 langues qui ne pouvaient pas être envoyées dans une agence pour être traduites du fait des délais et de la technicité. Nous devions donc gérer la traduction nous-mêmes en plusieurs langues et, avec un collègue, nous avons réalisé qu’il n’y avait pas d’outils d’aide à la traduction spécialisé dans le domaine financier.

L’idée de développer une technologie dédiée spécifiquement à la traduction de documents techniques financiers était née.

La société a été créée quant à elle fin 2011.

Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre entreprise ?
Après plusieurs années de Recherche et Développement, Lingua Custodia s’est lancée sur le marché en Octobre 2014 et ambitionne de devenir le leader mondial des technologies de traduction automatique dédiées aux documents financiers puis plus largement des technologies linguistiques appliquées au domaine financier au sens large.

Comment vous décririez-vous en tant qu’entrepreneur ?
Les entrepreneurs doivent avoir cette capacité à prendre les coups, à tomber par terre et à sans cesse se relever pour entraîner leurs équipes et développer une idée qui peut tout changer.

Quelle est votre formation initiale ?
Ecole de commerce et MBA, mon associé à un profil similaire (et en plus il est anglais !! )

Qu’est-ce qui vous passionne ?
D’un point de vue humain : Apprendre tous les jours de nouvelles choses, développer une équipe et des talents pour qu’ils me challengent à leur tour et contribuent à mon propre développement.

D’un point de vue Business :  Vendre et satisfaire nos clients

Quel a été votre parcours d’entrepreneur ? Depuis quand êtes-vous entrepreneur ?
Je suis devenu entrepreneur progressivement en créant la société grâce à un congé sabbatique partiel pour création d’entreprise. J’ai gardé une activité salariée pendant toute la période de recherche et développement pour finir par devenir entrepreneur à temps plein en Juillet 2014 à l’âge de 40 ans.

Quelles difficultés avez-vous rencontrées dans cette aventure ?
Quand on passe d’une fonction senior dans une grande société à une start-up, on a tendance à tout faire de façon beaucoup trop compliquée et il faut apprendre à simplifier son approche et à revoir la notion d’espace-temps. Le court terme qui était auparavant 3 mois devient trois jours. Cette phase de réapprentissage a nécessité beaucoup d’efforts , de questionnements et de remise en cause. L’avantage par contre de mon background est que je suis idéalement outillé pour gérer la croissance de la société…

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès pour réussir dans l’entrepreunariat ?
Il faut toujours rester optimiste, veiller à son cadre familial sans lequel rien n’est possible, s’adapter constamment et persévérer.

Quel mode de financement avez-vous retenu pour lancer votre société ?
La société a été financée en love money, en love money extended (réseau personnel), le statut JEI, le crédit impot recherche et une subvention de la BPI ont aussi beaucoup aidé.

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans l’aventure startup ?
Sécuriser les premiers clients, car ils valident le business model et crédibilisent le projet.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui voudrait lancer sa propre startup ?
C’est difficile de résumer cela en quelques lignes d’autant plus que les conseils à donner dépendent du background de l’entrepreneur. La chose à faire est peut-être de bien se connaître soit même pour pouvoir trouver le/les partenaire(s) et l’ équipe qui complémentera le profil.

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Blog ou sites :
www.linguacustodia.com

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Portrait de startuper #10 – Lingua Custodia – Olivier Debeugny par Sébastien Bourguignon
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Précédents portraits de la série :
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Portrait de startuper #9 – Omenabler – Sébastien Cochard par Sébastien Bourguignon
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Portrait de startuper #8 – Evercontact – Philippe Laval par Sébastien Bourguignon
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Portrait de startuper #7 – TipStuff – Julie Nguyen – Yoran Brault  par Sébastien Bourguignon
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